Leclerc s’engage contre la pollution cancérigène des emballages alimentaires

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Des aliments de grande consommation seraient conditionnés dans des emballages carton contaminés par des huiles minérales, dérivés d’hydrocarbures dangereux pour la santé.
Des aliments de grande consommation seraient conditionnés dans des emballages carton contaminés par des huiles minérales, dérivés d’hydrocarbures dangereux pour la santé. Des aliments de grande consommation seraient conditionnés dans des emballages carton contaminés par des huiles minérales, dérivés d’hydrocarbures dangereux pour la santé.

Riz, lentilles ou encore céréales, des aliments de grande consommation seraient conditionnés dans des emballages carton contaminés par des huiles minérales, dérivés d’hydrocarbures dangereux pour la santé. Michel Edouard Leclerc, le PDG de l’enseigne de grande distribution E. Leclerc, a annoncé le 4 novembre dernier sur son blog la suppression de tous les emballages potentiellement cancérigènes d’ici mi-2017.

Fin octobre 2015, une ONG européenne, Foodwatch, alertait les consommateurs sur la présence dans certains produits alimentaires de traces d’hydrocarbures provenant des emballages en papier ou carton recyclés. Les substances toxiques sont « suspectées d’être cancérogènes, mutagènes (qui altèrent le patrimoine génétique) et de perturber le système endocrinien », expliquait l’association dans un communiqué. Le problème est connu depuis des années par l’industrie et les autorités mais « ni la France ni l’Union européenne n’ont mis en place de législation destinée à protéger les consommateurs », déplorait Foodwatch.

58 produits analysés

Interpellée, l’enseigne Leclerc a décidé d’un « plan d’action précis ». C’est le premier groupe en France à apporter une réponse concrète. Fin 2015, il réalisait une étude d’analyse des risques sur les produits de ses propres marques (Marque Repère, Nos régions ont du talent, BioVillage et €co+). Sur les 58 références potentiellement concernées, 11 « ne présentaient pas de risques de migration puisqu’elles disposaient d’un effet barrière (couche aluminium interne) », précise le PDG.

Sur les 47 références restantes, 23 sont « d’ores et déjà passées en carton vierge » et 4 ont été supprimées pour des « motifs commerciaux ». Concernant les 20 autres (lentilles, sucre, mogettes, etc), 14 vont être changées d’emballages d’ici juin 2017. « Parmi eux, tous les légumes secs seront passés en carton vierge dès le 1er trimestre 2017. » Quant aux 6 produits surgelés (pizzas, gambas et crevettes), les tests ont montré qu’il n’y avait pas de traces d’huiles sur les aliments (du fait de la congélation).

Les autres marques surveillées

Par ailleurs, l’enseigne « a ouvert un chantier avec les emballeurs pour rechercher de nouveaux modes d’emballages, et mieux valoriser, dans le recyclage, les encres compatibles avec ces exigences sanitaires ».

Pour les autres marques nationales vendues dans les magasins Leclerc, le PDG s’est engagé à « ne plus proposer de références dont les emballages sont sensibles aux migrations des huiles minérales ».

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