Le Sénat veut réglementer l’usage des écrans pour les enfants de moins de 3 ans

Les sénateurs ont voté en faveur d’une proposition de loi destinée à protéger les enfants de moins de 3 ans contre l’exposition des écrans.

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Le Sénat veut réglementer l’usage précoce des écrans par les enfants
Le Sénat veut réglementer l’usage précoce des écrans par les enfants

Le 20 novembre, les sénateurs ont adopté en première lecture une proposition de loi visant à lutter contre l’exposition précoce des enfants aux écrans. Celle-ci, déposée par la sénatrice de la Seine-Maritime centriste Catherine Morin-Desailly et ses collègues, avait recueilli le 14 novembre l'unanimité en commission de la culture, de l'éducation et de la communication.

Selon le premier article de cette proposition de loi, les unités de conditionnement des outils et jeux numériques comportant un écran doivent contenir un message avertissant des dangers des écrans pour le développement des enfants de moins de trois ans.

Le second article, lui, prévoit que les messages publicitaires en faveur des outils et jeux numériques contiennent un message avertissant des dangers des écrans pour le développement des enfants de moins de trois ans.

La surexposition aux écrans est particulièrement néfaste pour les enfants de moins de trois ans car elle peut nuire gravement à leur développement. En effet, avant trois ans, l'enfant se construit en agissant sur le monde : les écrans l'enferment dans un statut de spectateur à un moment où il doit apprendre à devenir acteur du monde qui l'entoure. En outre, ils le privent de l'interaction avec les adultes alors qu'elle est indispensable dans la construction de l'enfant », explique la sénatrice.

Pour développer ses capacités, l’enfant doit utiliser activement ses cinq sens en s'appuyant notamment sur la relation avec un adulte qui répond à ses sollicitations. Il a également besoin de se percevoir comme pouvant transformer le monde, ce qu'il fait par exemple quand il manipule des objets autour de lui », ajoute-t-elle.

Cette proposition de loi a été transmise à l’Assemblée nationale où les députés l’examineront en première lecture.

df
Anne-Gaëlle Nicolas-Koch
Publié le

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