Le salariat reste le mode de travail préféré des Français

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Pour les plus jeunes, être à son compte apporterait plus de liberté et faciliterait l'équilibre entre la vie privée et professionnelle.
Pour les plus jeunes, être à son compte apporterait plus de liberté et faciliterait l'équilibre entre la vie privée et professionnelle. Pour les plus jeunes, être à son compte apporterait plus de liberté et faciliterait l'équilibre entre la vie privée et professionnelle.

70 % des Français privilégient le salariat à l’indépendance, un taux en nette progression depuis 2000 où ils étaient seulement 41 %. C’est la conclusion d’une étude du Crédoc* publiée en avril 2017.

Le statut d’indépendant attire davantage les jeunes. 45 % des 18-25 ans estiment que « travailler à son compte est une situation plus enviable », contre 27 % des autres classes d’âge. Ils y voient plusieurs avantages : une plus grande liberté (47 %), l’opportunité de mieux concilier la vie privée et professionnelle (33 %) et la possibilité d’avoir des revenus plus importants (19 %).

Au contraire, pour leurs aînés, être à son compte signifie avoir moins de temps pour sa vie privée (33 %), moins de sécurité (25 %) et subir davantage de pression (14 %). C’est également avoir une plus faible protection sociale.

Le salariat est de plus en plus fragilisé

Si le salariat est le mode de travail préféré, l’instabilité du marché du travail l’a fragilisé. Selon le Crédoc, 69 % des embauches sont ainsi des CDD courts, et 84 % de ceux-ci sont des renouvellements de CDD. 21 % des moins de 35 ans jugent qu’ils risquent de perdre leur travail au cours des six prochains mois, contre 10 % des 50 ans et plus.

Face à cette précarisation, le statut d’indépendant est reparti à la hausse depuis 2004 (+ 10 %). Et l’ubérisation récente du travail a pris de l’ampleur. 20 % des jeunes, 16 % des travailleurs précaires et 14 % des chômeurs déclarent s’être saisis des nouvelles opportunités d’emplois occasionnels proposés notamment par l’économie collaborative (chauffeur de VTC, livreur à vélo, ou hôte via un site Internet), alors que la moyenne nationale se situe à 8 %. Toutefois, il s’agit le plus souvent d’un choix par défaut, faute d’avoir obtenu un emploi pérenne.

* L’étude du Crédoc est basée sur une enquête réalisée en janvier 2016 auprès d’un échantillon de 3 000 personnes représentatives de la population française. Retrouvez l’ensemble des résultats ici.

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