Le prélèvement à la source entrera bien en vigueur le 1er janvier 2019

C’est ce qu’a annoncé mardi Edouard Philippe, après une réunion avec Emmanuel Macron et le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

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Emmanuel Macron, ici le 3 septembre à Laval, avait reporté d’un an l’entrée en vigueur du prélèvement à la source.
Emmanuel Macron, ici le 3 septembre à Laval, avait reporté d’un an l’entrée en vigueur du prélèvement à la source.

Le suspense a pris fin. Le prélèvement à la source de l’impôt va bien entrer en vigueur l’année prochaine, a annoncé mardi 4 septembre le Premier ministre, Edouard Philippe, dans le journal de 20 heures de TF1.

« Au 1er janvier 2019, l’impôt sur le revenu sera prélevé à la source », a déclaré le chef du gouvernement, après une réunion à l’Elysée avec le président de la République, Emmanuel Macron, et le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

Pendant une dizaine de jours, l’exécutif avait exprimé ses doutes sur la retenue à la source, conçue pour faire correspondre les périodes de perception des revenus et de paiement de l’impôt.

« Nous ferons le point sur la préparation de cette réforme dans les prochaines semaines », avait déclaré Edouard Philippe au Journal du dimanche le 26 août.

LeCanard enchaîné avait prêté mercredi 29 août à Emmanuel Macron des propos évoquant la prise d’une décision sur son maintien ou sa suppression avant le 15 septembre.

L’exécutif n’avait pas démenti. Jeudi, durant une conférence de presse à Helsinki, en Finlande, dérogeant à la tradition selon laquelle un chef d’Etat ne s’exprime pas sur les affaires intérieures depuis l’étranger, le président de la République avait certes affirmé son « intention de conduire cette réforme à son terme ». Mais il précisait avoir « demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale ».

Dysfonctionnements

Le Parisien/Aujourd’hui en France avait révélé samedi les résultats désastreux des tests du prélèvement à la source, figurant dans une note interne à la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui communique depuis plusieurs mois auprès des médias, des entreprises et des particuliers sur la mise en œuvre du prélèvement à la source. Le document soulignait plusieurs dysfonctionnements, s’ajoutant au risque redouté par l’exécutif : l’éventualité que les contribuables salariés aient l’impression de subir une baisse de leur rémunération.

Même Gérald Darmanin, partisan affirmé de la réforme, avait dû admettre ce jour la possibilité d’un abandon, au micro de France Inter.

Lundi encore, Emmanuel Macron avait fait part de ses hésitations auprès d’élus locaux, lors d’une réunion à Laval, rapportaient des participants à plusieurs médias.

Une partie de l’opposition et le Medef, qui entend s’exprimer au nom des employeurs, chargés de collecter l’impôt dû sur les salaires, réclamaient une telle issue.

En 2017, le président de la République avait reporté d’un an l’entrée en vigueur du prélèvement à la source, adopté à la fin du quinquennat de François Hollande. La réforme constitue un serpent de mer du débat public depuis les années 1930.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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