Le gouvernement prépare une réforme pour réprimer le harcèlement de rue

La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes travaille avec le ministre de l’Intérieur à la création d’un dispositif de verbalisation des faits concernés, répandus en France.

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Marlène Schiappa, le 12 juillet à l’Assemblée nationale.
Marlène Schiappa, le 12 juillet à l’Assemblée nationale. Marlène Schiappa, le 12 juillet à l’Assemblée nationale.

Marlène Schiappa, a confirmé mardi 12 septembre la mise en œuvre d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron : la verbalisation du harcèlement de rue. Pour mener à bien cette réforme, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes est « en train de travailler » avec le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a-t-elle dit sur BFM TV/RMC.

Un groupe de travail parlementaire doit être mis en place pour créer cette infraction.

Les victimes pourront recourir aux forces de l’ordre qui mettront « une amende » aux auteurs, a indiqué Marlène Schiappa, qui en mai, après son entrée en fonctions, avait annoncé vouloir faire de la lutte contre le harcèlement de rue « une priorité de » son « action ».

Selon l’association Stop au harcèlement de rue, l’expression recouvre un ensemble de « comportements » contre les femmes et les personnes LGBT «dans les espaces publics et semi-publics, visant à les interpeller verbalement ou non, leur envoyant des messages intimidants, insistants, irrespectueux, humiliants, menaçants, insultants en raison de leur sexe, de leur genre ou de leur orientation sexuelle ».

Les différentes formes du harcèlement de rue

Phénomène répandu en France, le harcèlement de rue prend différentes formes. Si les injures ainsi que les infractions à caractère sexuel sont susceptibles d’être réprimées – une « main aux fesses » constitue par exemple une agression sexuelle –, certains comportements ne reçoivent actuellement aucune qualification pénale, comme les sifflements et les regards appuyés. « D’un côté il y a la séduction, consentie, et de l’autre l’agression sexuelle, un délit pour lequel les femmes peuvent porter plainte. Au milieu il y a une zone grise », a d’ailleurs expliqué Marlène Schiappa.

La secrétaire d’Etat a donné l’exemple suivant : « Vous êtes dans le métro, vous êtes une femme, un homme vous suit. Vous descendez, [il] descend. Vous remontez dans un autre métro, [il] remonte. [Il] vous demande votre numéro de téléphone. [Il] vous redemande votre numéro de téléphone. Il vous reredemande votre numéro de téléphone. Vous vous sentez oppressée, c’est du harcèlement de rue. »

Mais où commencera l’infraction créée ? Comment les victimes pourront-elles la prouver ? Les textes contenant la réforme devront définir l’infraction et préciser les sanctions.

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