L’association de consommateurs CLCV épingle l’étiquetage du poisson

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Les règles en vigueur depuis décembre 2014 touchent les différents réseaux de distribution.

Les professionnels ont l’obligation de mentionner sur l’étiquetage des produits de la mer et d’eau douce des zones de pêche plus précises et la catégorie d’engin de pêche. « Mais dans les faits, les consommateurs ne sont toujours pas correctement informés lorsqu’ils achètent du poisson », déplore l’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) dans un communiqué du 26 octobre.

L’association s’appuie sur les résultats d’une enquête de la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) publiée le 17 octobre dernier. La DGCCRF a souhaité vérifier si l’étiquetage des produits de la mer et d’eau douce respectait bien la réglementation européenne.

Depuis le 13 décembre 2014, une nouvelle réglementation européenne pour l’étiquetage des poissons est censée s’appliquer en France. Elle touche les différents réseaux de distribution : les poissonneries, la grande distribution, les marchés, les ports. Tous sont obligés d’indiquer la zone de pêche précise ainsi que l’engin – chalut, senne ou filet, etc. – avec lequel le poisson a été capturé. Des indications indispensables pour « améliorer la transparence ». Les étiquettes doivent également mentionner la dénomination commerciale, le nom scientifique (en latin), la méthode de production (« pêché » ou « élevé »).

Des anomalies importantes

Mais l’enquête de la DGCCRF montre une « augmentation importante des anomalies ». Ainsi, « des anomalies ont été constatées dans 43 % des établissements visités concernant l’information sur les zones de pêche et dans 36 % au sujet de la mention de la catégorie de l’engin de pêche ».

La DGCCRF a relevé des « tromperies inadmissibles sur les mentions valorisantes (Label Rouge, IGP, pêche locale…), sur la dénomination (sole au lieu de sole tropicale, perche à la place de perche du Nil) ». Mais également sur la composition des produits : « de l’eau, du sel et des additifs souvent rétenteurs d’eau on été ajoutés dans des filets de poisson ».

Au total, la DGCCRF a mené 1 885 contrôles, émis 693 avertissements et dressé 114 procès-verbaux.

La CLCV réclame un meilleur contrôle

La CLCV avait déjà dénoncé en 2014, dans une précédente enquête, que « les nouvelles mentions devant apparaître sur les étiquettes étaient quasi inexistantes dans les rayons marée des grandes surfaces et des commerces de détail ».

Devant de tels défauts d’étiquetage, la CLCV demande une « pleine application des règles d’étiquetage ». Elle veut que la pression de contrôle soit « maintenue dans la grande distribution et renforcée dans les poissonneries indépendantes et les marchés de plein vent, par essence moins structurés ».

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