L’activité réduite ne favorise pas le retour à un emploi durable

Cumuler activité professionnelle réduite et indemnité chômage ne serait pas un dispositif efficace pour retrouver rapidement un CDI, d’après une étude publiée fin octobre par le Centre d’étude de l’emploi et du travail (CEET).

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L’activité réduite est le plus souvent subie et ne favorise pas un retour vers un emploi durable à durée indéterminée.
L’activité réduite est le plus souvent subie et ne favorise pas un retour vers un emploi durable à durée indéterminée. L’activité réduite est le plus souvent subie et ne favorise pas un retour vers un emploi durable à durée indéterminée.

L’activité réduite est le plus souvent subie et ne favorise pas un retour vers un emploi durable à durée indéterminée. C’est la conclusion d’une étude publiée fin octobre par le Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET). D’après ce rapport, qui expose les résultats d’une analyse statistique des fichiers d’inscrits à Pôle emploi et d’entretiens menés dans trois régions (Picardie, Ile-de-France et Bretagne), seuls 8 % des chômeurs qui cumulent travail et indemnité trouvent un CDI.

L’activité réduite permet aux demandeurs d’emploi d’exercer une activité salariée tout en conservant une partie de leur allocation de retour à l’emploi (ARE). Depuis la crise économique de 2008, la proportion de chômeurs en activité réduite a augmenté de plus de 80 %. « Fin 2015, plus du tiers des 5,4 millions des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, B ou C exerçait une activité réduite ».

Au départ, l’activité réduite est toujours subie

Plus de 80 % des embauches en activité réduite se font sous la forme d’un CDD ou CTT (contrat de travail temporaire). La grande majorité des activités réduites ont une durée inférieure à 3 mois, voire moins d’1 mois pour 40 % des activités réduites en CDD. Elles sont accomplies dans des établissements de moins de 10 salariés et se concentrent dans certains secteurs : sécurité, nettoyage, centres d’appel, conditionnement.

Au départ, le recours à l’activité réduite est toujours « subi ». C’est un moyen de subvenir aux besoins. Seuls très peu de chômeurs se sont appropriés ce dispositif avec le temps (les plus diplômés et ceux qui travaillent dans certains secteurs comme les intermittents). Et lorsqu’ils y ont recours de manière durable, cela conduit souvent à des « situations de déclassement professionnel et/ou scolaire, accompagné très souvent d’un déclassement social et d’une dégradation de leur situation financière ».

Les seniors et les femmes davantage exposés

Les caractéristiques des demandeurs d’emploi influent sur leur trajectoire professionnelle. Ainsi, les seniors, les femmes et les travailleurs n’ayant pas la nationalité française qui ont une activité réduite ont « plus de risques » d’y rester durablement tandis que les plus diplômés et les cadres ont « plus de chance » de retrouver un emploi stable.

Le motif d’inscription à Pôle emploi est également un facteur important : être demandeur d’emploi suite à un licenciement économique ou à une mission d’intérim « diminue les chances de sortir durablement du chômage ».

Le CEET note aussi d’autres facteurs de frein à la sortie vers un emploi durable : les problèmes de santé, les accidents du travail ou la difficulté à être mobile.

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