La cantine scolaire bientôt gratuite pour les plus modestes ?

Des députés de La République en marche proposent d’aller plus loin dans la tarification progressive de la cantine scolaire dans les écoles, collèges et lycées publics et de ne plus faire payer les familles aux revenus les plus faibles.

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Des députés proposent de rendre la cantine scolaire gratuite pour les enfants les plus défavorisés.
Des députés proposent de rendre la cantine scolaire gratuite pour les enfants les plus défavorisés. Des députés proposent de rendre la cantine scolaire gratuite pour les enfants les plus défavorisés.

« Pour les enfants très démunis, le seul vrai repas de la journée est souvent le repas pris à la cantine scolaire », peut-on lire dans la proposition de loi relative à la tarification de la restauration scolaire déposée le 19 février dernier par le député La République en marche (LREM) Gaël Le Bohec. Afin de lutter contre la pauvreté et renforcer la justice sociale, le texte - cosigné par 39 députés de la majorité – propose de rendre l’accès à la cantine scolaire gratuit pour les enfants des familles les plus défavorisées.

Le coût moyen d’un repas à la cantine s’élève à 3,30 euros

Selon une enquête de 2017 du Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire), le prix moyen d’un repas est de 3,30 € dans les collèges et lycées publics. Face à ce prix, certes nettement inférieur aux coûts réels, mais pas négligeable pour des familles modestes, « les collectivités territoriales, responsables de la politique de restauration ne pratiquent pas systématiquement de politiques tarifaires adaptant mécaniquement le prix du repas aux ressources des foyers », souligne le Cnesco. En effet, seuls 22 % des établissements interrogés proposent une grille pouvant aller jusqu’à la gratuité.

En conséquence, même si des aides existent pour payer la cantine scolaire des enfants, les collégiens issus de familles modestes sont deux fois plus nombreux (40 % d’entre eux) à ne pas y manger que ceux issus de familles favorisées (22 %) et très favorisées (17 %).

La gratuité pourrait être instaurée pour les familles sous le seuil de pauvreté

Face à cette réalité, la proposition de loi vise à inciter les collectivités à mettre en place une tarification progressive comportant un minimum de cinq tranches, comme pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Ce barème permettrait d’accorder la gratuité aux familles dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 7 800 € annuels par part, ce qui correspond environ au seuil de pauvreté. Selon l’Insee, trois millions d’enfants sont concernés.

Par ailleurs, la perte éventuelle de recettes pour les collectivités serait compensée par une hausse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’Etat.

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