Jeunes sans qualification : des aides pour l'insertion « peu efficaces » et « coûteuses »

Dans son rapport sur les dispositifs d’insertion et de formation pour les jeunes sans qualification, la Cour des comptes critique l’absence de politique unifiée et le coût élevé de l’ensemble des dispositifs qui ne lui paraît « ni efficace, ni soutenable pour les finances publiques ». 

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Dans les quatre années après leur sortie du système scolaire, les jeunes dotés d’un Brevet, d’un CEP ou sans diplôme sont 48,9 % à connaître le chômage.
Dans les quatre années après leur sortie du système scolaire, les jeunes dotés d’un Brevet, d’un CEP ou sans diplôme sont 48,9 % à connaître le chômage. Dans les quatre années après leur sortie du système scolaire, les jeunes dotés d’un Brevet, d’un CEP ou sans diplôme sont 48,9 % à connaître le chômage.

En 2014, 103 000 jeunes sont sortis du système scolaire sans diplôme. Un nombre en diminution : en 2007, ils étaient 122 000 à décrocher. Pourtant, le nombre de jeunes non qualifiés demeure important : on a compté 480 000 jeunes de 18 à 24 ans en 2014, d’après les données collectées par la Cour des comptes. Une absence de qualification qui reste « un déterminant majeur des difficultés d’accès au marché du travail », souligne l’institution.

Un jeune sur deux sans qualification au chômage

Dans les quatre années après leur sortie du système scolaire, les jeunes dotés d’un Brevet, d’un CEP ou sans diplôme sont 48,9 % à connaître le chômage. Plus les moins de 25 ans augmentent dans leur niveau d’études, plus leur niveau de chômage dégringole. Ainsi, près de 28,5 % des titulaires d’un CAP-BEP sont au chômage dans les quatres années suivant leur scolarisation. Le chiffre descend à 22,5 % pour les bacheliers. Quelque 13 % des jeunes ayant fait des études courtes (BTS, IUT) et 9,2 % de ceux ayant poursuit de longues études sont en recherche d’emploi dans cette même période.

1,9 milliard destiné aux aides pour les jeunes sans qualification

Dans son rapport publié le 20 janvier 2016, la Cour des comptes passe au crible l’ensemble des dispositifs d’aides destinées aux décrocheurs du système scolaire. L’aide est justifiée, notamment par l’aggravation du taux de chômage avec la crise de 2008, mais trop éclatée, juge la Cour. Avec un coût de l’ordre de 1,9 milliard, ces politiques menées par l’État, les Régions, les partenaires sociaux et Pôle emploi, ne sont jugées « ni efficaces, ni soutenables pour les finances publiques ».

Les Sages de la rue Cambon dénoncent « l’absence de gouvernance unifiée », « la fragmentation des opérateurs », « conjuguée à un éclatement des financements ».

Réorganiser les dispositifs d’aides aux jeunes

Pour la Cour des comptes, la situation nécessite « une refonte de la politique de retour en formation et d’insertion des jeunes ». Celle-ci doit passer par une réunion des principaux pilotes et financeurs pour une politique commune. Il s’agit ainsi « de faire converger l’action de l’État, des régions et des partenaires sociaux autour d’objectifs partagées ». La Cour prône également une réorganisation des dispositifs des aides aux jeunes.

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