Taxe d’habitation : mauvaise surprise pour 800 000 ménages

En raison d’une hausse de leurs revenus, 800 000 ménages, qui avaient bénéficié d’un allègement l’an dernier, ont dû à nouveau payer en totalité la taxe d’habitation sur leur résidence principale.

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© sureeporn

Après avoir diminué de 30 % en 2018, puis de 65 % en 2019, la taxe d’habitation sur la résidence principale est supprimée cette année pour 80 % des ménages français, conformément à l’engagement d’Emmanuel Macon. Seuls les 20 % de foyers les plus aisés doivent continuer à la payer à 100 % en 2020. Ils bénéficieront d’un allègement de 30 % en 2021, puis de 65 % en 2022 et en seront totalement exonérés en 2023.

Sur le papier, la réforme a l’air plutôt simple à appliquer. Mais 800 000 ménages, qui avaient bénéficié d’un allègement de 65 % l’an dernier, ont eu la mauvaise surprise d’apprendre qu’ils devaient la payer en intégralité cette année. La raison ? En 2019, ils ont connu une hausse de leurs revenus et ont dépassé le plafond de ressources permettant de bénéficier de l’exonération de la taxe d’habitation.

A l’inverse, un million de ménages, qui n’étaient pas concernés l’an dernier par le dégrèvement de la taxe d’habitation parce qu’ils appartenaient aux 20 % des foyers les plus aisés, n’en ont finalement pas été redevables cette année en raison d’une baisse de leurs revenus en 2019.

Une situation qui pourra se reproduire l’an prochain

Ces situations pourront se reproduire jusqu’à la suppression totale de l’impôt local en 2023. Ainsi, un ménage totalement exonéré cette année pourra être amené à payer à nouveau une taxe d’habitation sur sa résidence principale l’an prochain si ses revenus augmentent.

A noter

La taxe d’habitation sur les résidences secondaires et les logements vacants n’est pas concernée par la réforme et devra toujours être acquittée. La date limite de paiement est fixée au 15 décembre.

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