Résidence secondaire : la taxe d’habitation explose dans plusieurs villes

2 min de lecture

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© Andrii Yalanskyi

Mauvaise nouvelle si vous possédez une résidence secondaire à Bordeaux ou à Lyon. Les deux municipalités ont voté il y a quelques jours une hausse de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à 60 %, le maximum autorisé par la loi dans les communes situées en zone tendue. A Bordeaux, le taux passe de 50 à 60 % et à Lyon, de 20 à 60 %. L’objectif est d’inciter les propriétaires à remettre leur bien sur le marché.

Une majoration de 5 à 60 % possible en zone tendue

Depuis 2017, les conseils municipaux des communes de plus de 50 000 habitants où est constatée une forte pénurie de logements peuvent voter une majoration de la part de la cotisation de la taxe d’habitation qui leur revient pour les logements meublés non affectés à la résidence principale. Cette majoration peut être comprise entre 5 et 60 %. Avant 2017, le taux était fixé à 20 %. Au total, quelque 1 130 communes, situées en zone tendue ou très touristiques, sont concernées. D’après Les Echos, près de 900 n’ont pas délibéré sur le sujet. Quant aux autres, elles ont plutôt opté pour une majoration de l’ordre de 20 à 30 %, à quelques exceptions près. A l’instar de Bordeaux et Lyon, d’autres municipalités appliquent déjà le plafond de 60 %. C’est par exemple le cas de Paris, Nice, Saint-Nazaire ou encore de plusieurs communes du Pays Basque comme Anglet, Urrugne ou Ascain.

Des recettes supplémentaires

En portant le taux de la taxe d’habitation à son maximum, Bordeaux et Lyon espèrent avant tout remettre des logements sur le marché locatif. Dans les deux métropoles, le nombre de résidences secondaires ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années alors que de nombreux habitants peinent à se loger à un prix abordable. Bordeaux compte environ 12 000 résidences secondaires, soit 5 % des logements bordelais et la capitale des Gaules, environ 15 000.

Mais la majoration a aussi un objectif budgétaire. Avec la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales pour 80 % des Français et d’ici 2023 pour les 20 % restants, les municipalités n’ont plus guère de leviers pour renflouer leurs caisses. Grâce à la majoration, la Ville de Bordeaux devrait empocher 500 000 € par an et Lyon, environ 3,3 millions d’euros.

Pour éviter un matraquage des propriétaires, le ministère de l’Economie a décidé de mettre un frein. A partir de 2023, toute hausse de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires entraînera celle de la taxe foncière.

A lire aussi