La taxe foncière a bondi de 34,7 % en dix ans

La taxe foncière sur les propriétés bâties a augmenté en moyenne de 34,7 % en France, selon les chiffres de l’Union nationale des propriétaires immobiliers.

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© taa22

La taxe foncière ne cesse de s’alourdir pour de nombreux propriétaires. Entre 2013 et 2018, cet impôt a augmenté en moyenne de 10,8 %, et de 34,7 % entre 2008 et 2018. Une progression 3,7 fois plus rapide que les loyers (+9,34 % en dix ans) et 3,5 fois plus vite que l’inflation (+ 9,91 %), d’après les résultats de la 13e édition de l’Observatoire national des taxes foncières de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi) publiée lundi 15 octobre.

« Cette hausse résulte de la conjonction de deux augmentations : celle des valeurs locatives (revalorisation automatique de 14,6 % en 10 ans) et celle des taux votés par les collectivités territoriales », explique l’association.

Evolution de la taxe foncière dans les 50 plus grandes villes

La hausse varie toutefois selon les communes. En dix ans, c’est à Paris que la taxe foncière a le plus augmenté (+80,9 %) parmi les cinquante plus grandes villes de France. La capitale est suivie par Argenteuil (+64 %) et Nantes (+54,9 %).

Ville

Variation de la taxe foncière entre 2008 et 2018

Ville

Variation de la taxe foncière entre 2008 et 2018

Paris

+ 80,9 %

Boulogne-Billancourt

+ 33,3 %

Argenteuil

+ 64 %

Le Havre

+ 32,5 %

Nantes

+ 54,9 %

Strasbourg

+ 30,9 %

Saint-Denis (93)

+ 54,8 %

Nancy

+ 29,6 %

Nice

+ 52,2 %

Marseille

+ 29,4 %

Clermont-Ferrand

+ 43,4 %

Bordeaux

+ 29,3 %

Lille

+ 43,3 %

Tours

+ 29,1 %

Metz

+ 42,8 %

Dunkerque*

+ 28,8 %

Rennes

+ 41,4 %

St-Denis (Réunion)

+ 28,7 %

Montreuil

+ 41,1 %

Besançon

+ 28,7 %

Villeurbanne

+ 40,1 %

Saint-Étienne

+ 28,4 %

Créteil

+ 38,3 %

Poitiers

+ 28,3 %

Rouen

+ 37,9 %

Orléans

+ 27,8 %

Angers

+ 36,8 %

Avignon

+ 27,1 %

Saint-Paul (Réunion)

+ 36,8 %

Amiens

+ 27 %

Limoges

+ 36,1 %

Annecy*

+ 25,8 %

Perpignan

+ 36,1 %

Grenoble

+ 24,2 %

Dijon

+ 36 %

Brest

+ 23,8 %

Toulouse

+ 35,5 %

Roubaix

+ 23,7 %

Mulhouse

+ 35,3 %

Tourcoing

+ 23,5 %

Le Mans

+ 35 %

Nîmes

+ 22,9 %

Vitry-sur-Seine

+ 34,8 %

Montpellier

+ 22,5 %

Nanterre

+ 33,9 %

Reims

+ 20,8 %

Lyon

+ 33,7 %

Caen

+ 20,1 %

Toulon

+ 33,4 %

Aix-en-Provence

+ 17,9 %

* A Dunkerque et Annecy, qui ont absorbé des communes alentours, une harmonisation des taux est en cours.

Une charte pour rassurer les propriétaires

L’UNPI note qu’à la veille des élections municipales qui auront lieu en mars 2020, la hausse de la taxe foncière a tendance à se ralentir. En 2019, très peu de grandes villes et de départements ont augmenté leur taux. Mais « derrière cette façade rassurante, des revalorisations d’envergure des valeurs locatives s’opèrent en coulisse », dénonce l’association dans un communiqué. Par exemple, en Isère, plusieurs dizaines de milliers de propriétaires ont vu leur impôt grimper de 13 % en moyenne sans déclarations particulières de contribuables ni de contrôle de l’administration.

L’UNPI va ainsi proposer aux candidats aux élections municipales de signer une charte afin qu’ils s’engagent à geler la fiscalité de leur commune et de l’intercommunalité dont ils auront la charge.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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