Logements neufs : le nombre de permis de construire a chuté durant le quinquennat

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Immeubles, toits, grues, travaux
© Brasil2

Le quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a commencé en mai 2017, n’a pas permis de répondre à la crise du logement. L’Institut Montaigne, un cercle de réflexion aux positions libérales, tire un bilan mitigé du mandat présidentiel en matière de logement, dans une note publiée en août parmi différents documents consacrés à l’analyse du quinquennat (à télécharger ici).

La signataire du texte, Sophie Conrad, responsable du pôle politiques publiques de l’Institut Montaigne, constate une diminution constante du « nombre de permis de construire » entre 2018 et 2020. Le volume de permis de construire a atteint l’année dernière quelque 381 000, contre environ 500 000 en 2017.

« Restrictions budgétaires » et répercussions économiques de la crise sanitaire

« Le niveau de construction neuve est proche de ses plus bas depuis vingt ans », rappelle le cercle de réflexion. « En 2020, le nombre de mises en chantier a atteint 376 700 unités, avec un repli de 7 % par rapport à l’année 2019. Une des explications réside dans les différentes restrictions budgétaires : suppression de l’aide aux maires bâtisseurs et de l’aide à l’accession, limitation du prêt à taux zéro et prélèvements sur les capacités d’investissements des organismes HLM », détaille l’Institut Montaigne. Les répercussions économiques de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 et les élections municipales « constituent aussi des explications de ce ralentissement ».

Le cercle de réflexion juge positif « le retour des investisseurs institutionnels dans la construction de logements neufs », le qualifiant de « facteur encourageant sur les perspectives ». Le retour de ces investisseurs, qui incluent notamment les compagnies d’assurance ou les institutions de prévoyance, montre que « la rentabilité est revenue et que les spécialistes des opérations immobilières pourront contribuer fortement à la relance de l’offre ».

L’Institut Montaigne salue également « le regroupement des organismes HLM, qui était une des mesures centrales de la loi Elan », la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, le plus important texte sur l’immobilier adopté durant le quinquennat. Ce processus « a été plutôt bien enclenché, et la restructuration du secteur devrait être quasi aboutie en 2022 ».

Emmanuel Macron avait promis « un choc d’offre »

Selon le cercle de réflexion, les politiques publiques en faveur du logement doivent permettre une baisse « des coûts du logement, pour tenir compte des budgets non extensibles des ménages, tout en satisfaisant des attentes nouvelles (transition énergétique, câblage haut débit, famille modulable, vieillissement de la population dans un contexte de croissance démographique et de concentration urbaine) ». L’Institut Montaigne défend à cette fin une lutte « contre l’inflation réglementaire, qui crée une hausse des prix et une difficulté à construire ». La déréglementation constitue une demande récurrente du patronat, spécifiquement dans le secteur du bâtiment.

Candidat à l’élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron indiquait dans son programme vouloir créer « un choc d’offre, afin de tasser les prix là où les besoins sont les plus grands ». Le choc promis n’a pas eu lieu.

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