Location d’un logement étudiant : comment éviter les abus des propriétaires

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© FreshSplash

De nombreux étudiants sont à la recherche d’un logement à l’approche du début de l’année universitaire. Ils sont souvent en quête d’une location dans les grandes villes, susceptibles d’être marquées par de fortes tensions sur le marché locatif. Attention : des personnes, se présentant comme propriétaires d’un bien, cherchent à arnaquer les candidats à la location. Voici des moyens de repérer les abus.

Un loyer sans lien avec le bien loué

Une annonce trop alléchante doit vous alerter. Si le montant du loyer vous paraît trop faible par rapport au bien, il peut s’agir d’une arnaque visant à vous soutirer de l’argent et non à vous louer un bien. Un loyer excessif au regard du bien proposé doit également inciter à la méfiance. 

Des photos trouvées sur Internet

Si les photos publiées dans l’annonce vous semblent suspectes, ainsi parce qu’elles ne reflètent pas la localisation du bien, elles sont susceptibles d’avoir été piochées sur Internet. Vous pouvez importer les photos sur Google Images pour déterminer si elles ont été récupérées en ligne, recommande la Direction départementale de la sécurité publique d’Ille-et-Vilaine, rapporte France Bleu Armorique

Des demandes de documents qu’un propriétaire ne peut réclamer

Un propriétaire ou prétendu tel ne peut réclamer aux candidats à la location de lui transmettre certains documents. Il est par exemple interdit d’exiger les documents suivants : 

  • carte Vitale ;
  • dossier médical ;
  • extrait de casier judiciaire.

Un décret du 5 novembre 2015 fixe la liste des pièces justificatives pouvant être demandées au candidat à la location et à sa caution. Le bailleur sollicitant des documents non compris dans cette liste est passible d’une amende administrative, d’un montant maximal de 3 000 € pour une personne physique, de 15 000 € pour une personne morale (article 22-2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989).

Ne transmettez pas de documents, comme une copie de votre carte nationale d’identité, par courriel, sauf à les barrer de la mention « Pour location », indique la Direction départementale de la sécurité publique d’Ille-et-Vilaine. Le document ne pourra être utilisé pour ouvrir un compte bancaire à votre nom.

Une arnaque type

De nombreuses annonces, le plus souvent des biens censément situés à Paris ou dans des banlieues bourgeoises proches, sont publiées par des personnes malintentionnées cherchant à vous escroquer. Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de Lorraine décrit le fonctionnement suivant d’une arnaque fréquente.

L’étudiant demande des précisions par courriel à la personne qui a publié l’annonce. En général, aucun numéro de téléphone n’est affiché. Quand un numéro est présent, il est faux.

Dans un premier message, la personne qui a publié l’annonce décrit le logement et envoie des photos. « Le propriétaire loue toujours son logement parce que lui ou son fils a été muté à l’étranger », explique le Crous de Lorraine. Il affirme ne rechercher aucun gain mais vouloir que « son logement soit occupé et entretenu ». Il mentionne « le nom d’un avocat ou mandataire, lui aussi à l’étranger ».

Vous pouvez recevoir encore des courriels « sympathiques », jusqu’à lire « la demande principale » : de l’argent.

« Pour obtenir le contrat de réservation et la promesse d’une visite, il faut envoyer à l’avocat la photocopie de divers documents » (pièce d’identité, fiches de paye, etc.).

Le dépôt d’une somme d’argent est exigé par « mandat cash urgent, via La Poste, Western Union », soi-disant pour « bloquer la réservation du logement et obtenir un rendez-vous pour la visite ». L’interlocuteur de l’étudiant le rassure « en prétendant qu’il s’agit juste d’un dépôt » qui lui sera restitué si le logement ne convient pas. Avant de disparaître dans la nature.

Des annonces proposant un bien en échange d’actes sexuels

Certaines offres peuvent exiger de façon implicite que le locataire ne règle pas un loyer mais accomplisse des actes sexuels au profit du bailleur. Par exemple, un propriétaire invitant des jeunes femmes de moins de 35 ans à lui répondre est dans l’illégalité la plus totale. 

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