L’immobilier résiste mais « va souffrir de la récession »

Les montants n’ont pas chuté en mai et en juin, « la confiance des ménages » persistant, mais la chute de l’activité économique risque de peser sur le marché, analyse Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents.

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Immobilier
Le marché immobilier a rebondi en mai et en juin. © _laurent

À l’arrêt quasi-total durant le confinement, soit entre le 17 mars et 10 mai inclus, le marché immobilier a rebondi le mois dernier et en juin, mais cette tendance ne laisse pas présager une reprise durable. « Le confinement a coûté 160 000 transactions, remarque jeudi 25 juin auprès de Dossier Familial Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents. Le marché connaît une jolie reprise, amorcée avant le 11 mai. Le volume de transactions est équivalent à celui de l’année dernière à la même période, voire se situe légèrement au-dessus. »

« La confiance des ménages, pilier du marché immobilier » persiste encore malgré la récession, pire chute de l’activité économique depuis la Seconde Guerre mondiale. En conséquence, « les prix ont marqué une certaine stabilité en mai », observe notre interlocuteur. La plateforme d’estimation a révélé une hausse des prix de 0,1 % le mois dernier dans l’ancien. « En juin, il n’y a pas eu d’effondrement, même si nous sommes loin de la dynamique du début d’année », souligne le directeur scientifique de MeilleursAgents, entreprise qui doit publier des statistiques sur ce mois dans une étude à paraître le 1er juillet.

Les résultats du baromètre LPI-SeLoger diffusé mercredi doivent être tempérés. Cette étude montre certes une augmentation des prix constatés sur les ventes à hauteur de 5,1 % dans le parc ancien et de 3,3 % dans le neuf, mais sur un an.

Une dégradation à venir dans certains territoires

Pour Thomas Lefebvre, la bonne tenue du marché relève d’« un effet de rattrapage ». Une dégradation est probablement à venir. « Il faut avoir en tête les fondamentaux du marché, l’emploi et le crédit, explique notre interlocuteur. Le taux de chômage va exploser, la Banque de France s’attend à ce qu’il atteigne 11,5 % à la mi-2021. De nombreuses entreprises vont faire faillite et mettre en œuvre des plans de licenciement. Les banques vont continuer à resserrer leurs conditions de crédit. »

Le marché immobilier n’étant pas délié de l’économie, « il va souffrir de la récession ». Dans les territoires les plus attractifs économiquement, comme les grandes villes, les prix vont être moins touchés que ceux dépendant de secteurs industriels en crise, tels que l’automobile.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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