Les prix de l’immobilier ancien vont baisser mais pas chuter

Les montants vont reculer de 1 % sur un an, anticipe la plateforme d’estimation MeilleursAgents. Le rapport de force entre l’offre et la demande tend à s’équilibrer.

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Immobilier
À Lille. © Fortgens Photography

L’immobilier ancien résiste malgré la chute de l’activité économique. MeilleursAgents prévoit une diminution moyenne des prix de 1 % d’ici septembre 2021, dans une étude diffusée mercredi 2 septembre. « Le repli sera relativement modéré, il n’atteindra pas plusieurs points comme ce fut le cas en 2008 », nous indique jeudi Pierre Vidal, responsable de la recherche de cette plateforme d’estimation.

« La crise sanitaire a eu un impact négatif sur les deux fondamentaux du marché immobilier, le crédit et l’emploi, rappelle le spécialiste. Les taux d’emprunt restent très bas, mais les banques restreignent les conditions d’octroi en privilégiant les meilleurs profils (CDI, apport important). Le chômage va exploser, et le nombre de personnes en capacité d’emprunter va diminuer. »

Disparités suivant les zones géographiques

MeilleursAgents anticipe des tendances disparates suivant les zones géographiques, en s’appuyant sur les statistiques du chômage et de l’activité partielle (ancien chômage partiel). « Les économies locales fondées sur les services comme à Paris, Lille ou Lyon résistent mieux que celles reposant sur le tourisme comme à Béziers ou à Montpellier ou que celles fortement industrialisées comme à Toulouse ou à Saint-Nazaire », souligne Pierre Vidal.

Pour Lille, l’entreprise s’attend à une hausse des prix comprise entre 2 et 4 % compte tenu de la situation de l’emploi et de la baisse de la tension immobilière à un niveau moindre que dans d’autres métropoles. Les montants vont progresser jusqu’à 2 % en moyenne à Paris et à Rennes, ils vont stagner à Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg et Toulouse, selon MeilleursAgents. Les experts de la plateforme s’attendent à une diminution allant jusqu’à 2 % en moyenne à Montpellier et à Nice.

Le rapport de force entre l’offre et la demande tend à s’équilibrer au profit des candidats à l’achat. D’après l’entreprise, dans les onze plus grandes villes du pays, la tension immobilière, qui en mars était comprise entre 13 % à Marseille et 33 % à Lille, a plongé. Elle se situe désormais entre 5 % à Rennes et 22 % à Strasbourg. L’entreprise estime la tension immobilière en comparant le nombre de personnes qui font des visites et mènent donc une quête active au regard du nombre de vendeurs.

Légère hausse du pouvoir d’achat immobilier

D’autres données peuvent inciter à commencer des recherches. Le pouvoir d’achat immobilier, calculé à partir du prix moyen du mètre carré, des revenus médians des ménages et des taux d’emprunt immobilier sur 20 ans, a légèrement augmenté en 2020 : il permet d’acquérir 76 mètres carrés, soit une hausse de 1 mètre carré par rapport à l’année dernière, selon MeilleursAgents.

La durée d’amortissement d’un achat par rapport à une location atteint un niveau plancher record, à moins de 3 ans. Pour la déterminer, MeilleursAgents a comparé tous les « frais liés à l’achat (droit de mutation, frais d’agence, intérêt d’emprunt, assurance-crédit, taxe foncière, charge de copropriété) » par rapport « au loyer et aux charges payés dans le cadre d’une location ».

L’achat immobilier reste attractif pour les personnes souhaitant être propriétaires de leur résidence principale. Tout comme pour les investisseurs, susceptibles de voir dans la pierre une valeur refuge.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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