Inondation : l’Etat double la prise en charge financière des travaux de réduction des risques

La prise en charge financière des travaux de réduction de la vulnérabilité des habitations prescrits dans le cadre des plans de prévention des risques d’inondation passe de 40 à 80 %.

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Le coût total des dommages consécutifs aux inondations du 22 au 24 novembre dans le Var et les Alpes-Maritimes est estimé à 285 millions d’euros. © Eric Gaillard-Reuters

A la suite des fortes inondations survenues récemment dans le Sud-Est et un an après celles survenues dans l’Aude, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a annoncé le doublement des aides pour la réalisation de travaux destinés à réduire les risques face aux phénomènes de fortes intempéries.

Désormais, le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM), dit « fonds Barnier », pourra prendre en charge jusqu’à 80 % de la facture des travaux prescrits dans le cadre des plans de prévention des risques d’inondation (PPRI), contre 40 % actuellement, selon un décret publié le 7 décembre au Journal officiel.

Déclinés à l’échelle communale, ces PPRI établissent une cartographie aussi précise que possible des zones à risques et préconisent des mesures pour réduire la vulnérabilité des installations et constructions existantes et des personnes en cas d’inondation.

Hausse d’une aide similaire en 2018

La hausse du taux de financement est « un progrès concret pour améliorer la sécurité des personnes et limiter les dommages aux biens », a déclaré Elisabeth Borne. Après la gravité des intempéries survenues dans l’Aude en octobre 2018, l’Etat avait décidé d’augmenter la prise en charge des travaux volontairement engagés et prévus par les programmes d’action de prévention des inondations (PAPI), qui gèrent les risques d’inondation à un échelon plus large que les PPRI.

En une dizaine de jours, les deux épisodes méditerranéens – du 22 au 24 novembre, puis du 30 novembre au 1er décembre – qui ont touché le Sud-Est ont entraîné la mort de treize personnes et causé de gros dégâts matériels. Selon les premières estimations des assureurs, ils devraient coûter environ 285 millions d’euros. En France, 3,7 millions de logements seraient situés en zone inondable.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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