Immobilier : les prix reculent dans les grandes villes

Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux… Dans plusieurs grandes villes, les prix de l’immobilier reculent depuis la fin de l’été, d’après le dernier baromètre de Meilleurs Agents. Une tendance qui devrait se confirmer au printemps en raison d’une érosion de la demande.

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© baona

2020 aura été une année à deux vitesses pour le marché immobilier. Si depuis le début de la crise sanitaire, les prix ont augmenté de 2 % au niveau national, le site d’estimation immobilier Meilleurs Agents note, depuis la rentrée de septembre, un changement de tendance orienté vers une stabilisation. Si les zones rurales semblent pour le moment épargnées par ce phénomène, les grandes agglomérations ont vu leurs prix reculer depuis la fin de l’été.

C’est Paris qui enregistre la plus forte baisse. Les prix ont reculé de 1,8 % en un an et de 2,5 % depuis septembre, d’après le dernier baromètre de Meilleurs Agents. Le prix du mètre carré s’élevait au 1er mars à 10 318 € mais il pourrait passer sous la barre des 10 000 € en septembre prochain si la tendance à la baisse se confirme.

Toulouse connaît également un recul net des prix. Après avoir progressé de 2,9 % entre mars et septembre 2020, ils ont baissé de 2,2 %. Viennent ensuite Lyon et Bordeaux qui enregistrent, respectivement, une diminution des prix de 1,9 % et de 1,1 % depuis la fin de l’été. A Nice, Montpellier et Marseille, les prix reculent mais dans une moindre mesure. Ils ont baissé, respectivement, de 0,8 %, 0,6 % et 0,1 %.

A l’inverse, d’autres agglomérations ont continué à enregistrer une hausse des prix. A Strasbourg, les prix ont augmenté de 1,7 % entre mars et septembre, puis de 4,5 % entre septembre et mars. A Rennes, ils ont progressé de 2,2 % en première période, puis de 3,1 % depuis la fin de l’été. A Nantes, ils ont augmenté de 2,3 %, puis de 2,8 %. Enfin, à Lille, la progression a été de 1,4 %, puis de 1 %.

© Meilleurs Agents

Une érosion de la demande

« Cet essoufflement des prix au cours des six derniers mois s’explique par l’érosion progressive de la demande depuis un an », explique Meilleurs Agents. Dans la plupart des grandes villes, la tension immobilière atteint actuellement un ratio proche d’un acheteur pour un vendeur.

A l’origine de cette fragilisation de la demande, Thomas Lefebvre, directeur scientifique chez Meilleurs Agents, note une « défiance des ménages face à l’incertitude des prochains mois, notamment une fois levés les filets de sécurité mis en place par l’Etat ». « La fin de l’activité partielle pourrait entraîner une rapide du chômage », explique-t-il. Il faut aussi prendre en compte « la lassitude des Français face à une crise sanitaire qui semble se prolonger ».

En raison du contexte, la perspective d’un marché un peu plus morose qu’à l’accoutumée devrait se confirmer au printemps.

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