Immobilier : les prix des maisons bondissent

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Maison, dernier étage, fenêtre, jeune femme contente
© martin-dm

C’est un type de bien plus recherché qu’avant la crise sanitaire. Sur un an, au 1er septembre, les prix les maisons anciennes « ont augmenté quasiment deux fois plus vite que ceux des appartements », respectivement à hauteur de 6 % et de 3,4 % en moyenne, évalue MeilleursAgents. La demande pour ces biens s’explique par « le développement du télétravail et le besoin d’espace comme de verdure » révélé par la pandémie de Covid-19, précise le communiqué mis en ligne le 7 septembre par cette marque spécialisée dans l’estimation immobilière (à télécharger ici).

Dans les zones rurales, les prix « ont retrouvé leur niveau de 2008 », marquant « une accélération » forte depuis un an et demi. Les territoires ruraux avaient connu « des pertes d’attractivité » jusqu’à la crise sanitaire, précise à Dossier Familial le directeur scientifique de MeilleursAgents, Thomas Lefebvre.

« Alors que le marché immobilier était tiré ces dernières années par les grandes villes, il l’est désormais par les zones rurales », souligne notre interlocuteur. Mais cette dynamique n’est pas uniforme. Thomas Lefebvre distingue trois catégories de zones rurales : d’abord les zones péri-urbaines, rurales suivant l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), mais rattachées à des métropoles, ensuite les territoires comprenant de fortes proportions de résidences secondaires, enfin les communes plus isolées.

Hausse des prix de 9,7 % dans les zones péri-urbaines

La progression des prix des biens anciens est la plus forte dans les zones péri-urbaines : 9,7 %. Le directeur scientifique de MeilleursAgents constate notamment le succès de villes situées dans la grande couronne parisienne ou au-delà des frontières de l’Île-de-France. Ces communes sont susceptibles d’être « situées jusqu’à 80 ou 100 kilomètres de Paris, mais elles bénéficient des transports en commun et du recours au télétravail ».

Dans les territoires comportant de fortes proportions de résidences secondaires, la hausse a atteint 9,4 %. Le directeur scientifique de MeilleursAgents cite en exemple la Bretagne, qui bénéficie d’« une forte attractivité ».

La croissance est bien plus faible dans les communes plus isolées, correspondant à l’image habituelle de la ruralité : elle s’établit à 1,7 %.

MeilleursAgents évoque comme l’une des « raisons » de ces dynamiques divergentes « le télétravail qui, même s’il semble amené à perdurer, devrait rester une pratique occasionnelle ». Les actifs qui déménagent ont besoin d’avoir accès à des infrastructures de transports en commun proches ainsi qu’à une connexion fiable aux réseaux Internet et téléphonique.

Si « les résidences secondaires ont la cote », l’entreprise juge « le concept de résidences semi-principales » favorisé « par la crise sanitaire ». Les propriétaires de ces biens peuvent y passer leurs week-ends et leurs vacances, mais également y travailler. Les stations balnéaires peuvent être choisies pour ces usages : les prix y explosent, ils ont crû de 12,3 % sur un an.

Près de 1,2 million de transactions dans l’ancien en 2021

Les villes moyennes ne sont pas écartées des changements de mode de vie. Les prix ont grimpé à Brest (8,2 %), à Angers (7,4 %), à Reims (6,9 %), à Quimper (6,8 %) et à Orléans (6,2 %).

En dépit d’un certain « désamour » pour les « centres » des plus grandes villes, le marché immobilier a donc résisté en temps de pandémie. Au point que le volume de transactions dans l’ancien va atteindre un sommet record de près de 1,2 million en 2021, soit environ 200 000 de plus que l’année dernière, anticipe MeilleursAgents.

« Les banques jouent toujours leur rôle de financeurs de l’économie, les taux d’emprunt sont à un niveau plancher, observe Thomas Lefebvre. La hausse du chômage a été contenue grâce aux dispositifs gouvernementaux. En outre, les Français ont un amour pour la pierre, que la crise sanitaire a renforcé. »

Pour ces mêmes raisons, le directeur scientifique de MeilleursAgents affiche son optimisme concernant les prochains mois : « Les perspectives sont moins incertaines qu’il y a un an, même si l’arrivée d’un nouveau variant peut tout remettre en cause. » Pour lui, le nombre de transactions dans l’ancien va durablement s’établir au-delà de 1 million par an.

Les prix se stabilisent à Paris

Le temps de l’euphorie est passé pour les professionnels de l’immobilier à Paris. Le prix moyen du mètre carré dans l’ancien a reculé de 10 643 € le 1er septembre 2020 à 10 451 € un an plus tard.

MeilleursAgents juge cependant « peu probable » une diminution du prix du mètre carré sous le seuil des 10 000 € « à moyen terme ». « Il faudrait pour cela que les prix essuient un nouveau repli, de l’ordre de 5 %. » Les montants marquent une stagnation : ils « ne diminuent plus depuis le printemps ». Dans la capitale, les prix de l’immobilier ancien ont marqué un repli de 1,5 % sur un an.

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