Immobilier : dans quelles villes investir en 2021 ?

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3mn de lecture
Nancy, rue, immeuble
© kateafter

Comme certains foyers, vous avez élargi votre bas de laine à l’occasion de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 ? Vous aimeriez profiter de votre épargne pour acheter un bien immobilier en vue de le mettre en location ?

Il est possible d’autofinancer votre acquisition

La localisation du bien est l’élément à examiner en priorité au cours de votre recherche. Dans une étude parue vendredi 21 mai, MeilleursAgents.com détermine dans quelles villes il est particulièrement avantageux de devenir propriétaire bailleur d’un studio de 20 mètres carrés avec un emprunt bancaire et un apport maximal de 15 000 €, les loyers couvrant rapidement toutes les dépenses liées à l’achat et les charges courantes, comme la mensualité du crédit, « les frais d’agence et de notaire, la taxe foncière, l’impôt sur le revenu, les charges de copropriété et les frais d’entretien courant acquittés », détaille la plateforme d’estimation immobilière dans un communiqué.

En tenant compte de différents critères, tels que le prix moyen au mètre carré, la part de logements vacants, la part d’étudiants ou encore la variation de la population entre 2012 et 2017, les experts de MeilleursAgents voient dans Poitiers, Nancy et Saint-Martin d’Hères (Isère) les villes où un tel investissement paraît le plus sûr.

L’apport nécessaire pour permettre un autofinancement représente 27,2 % du coût total du bien à Poitiers (11 364 €) et à Nancy (13 410 €), contre 28,5 % à Saint-Martin d’Hères (14 018 €).

Les autres villes où un autofinancement est possible sont Limoges, Pau, Brest, Clermont-Ferrand, Besançon, Nancy, Nîmes ou Arras.

Inversement, d’autres villes ne sont pas propices à un investissement dans un studio de 20 mètres carrés. Suivant les critères de MeilleursAgents, des communes sont à éviter à cet égard, telles les stations balnéaires Anglet (Pyrénées-Atlantiques), Antibes, Cannes et Nice (Alpes-Maritimes) ou Les Sables-d’Olonne ou, à proximité de Paris, Antony, Bagneux, Meudon ou Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ou Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

« Avant de se lancer dans un investissement locatif, certains éléments sont à prendre en compte : bien connaître la ville, s’assurer que la demande est présente, connaître la valeur locative » du logement dont l’achat est envisagé, observe Thomas Lefebvre, cité dans le communiqué de MeilleursAgents.

Investir dans une grande ville

Faut-il investir dans une grande ville ? La démarche peut paraître contre-intuitive : l’essor du télétravail à la faveur de la crise sanitaire a renforcé l’attractivité des villes moyennes.  Pourtant, à en croire une étude du groupe spécialiste de l’immobilier d’entreprise CRBE, relayée par le quotidien Les Echos, les trois villes les plus peuplées du pays, Paris, Lyon et Marseille peuvent susciter de l’intérêt.

Dans la capitale, les prix restent à des hauts niveaux, ce qui limite le rendement locatif, mais la faible offre de logements limite le risque de vacance locative. 

À Lyon, « les fondamentaux de marché resteront solides, ce qui continuera à stimuler la demande locative. De plus, le rendement reste supérieur à celui du haut-de-gamme parisien, pour un niveau de risque quasi-équivalent », a expliqué aux Echos Sébastien Lorrain, directeur résidentiel à CRBE France.

L’offre de biens est plus abondante à Marseille, les prix y sont plus faibles qu’à Paris et qu’à Lyon. « La demande locative devrait rester bien orientée à mesure que la ville continuera de soutenir des programmes de développement venant renforcer l’attractivité de Marseille. Le potentiel de croissance de l’investissement résidentiel marseillais est réel, avec notamment des restructurations lourdes de quartiers et plus généralement la reconstruction de la ville », selon Sébastien Lorrain.

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