Crédit immobilier : gare au poids de la taxe foncière sur vos mensualités !

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© HAKINMHAN

Lors de l’achat d’un bien immobilier, les acheteurs oublient souvent d’intégrer la taxe foncière dans le calcul des mensualités de leur crédit immobilier. Pourtant, cet impôt local, payé uniquement par les propriétaires, peut représenter un important surcoût, comme le montre une étude de Meilleurtaux.com publiée vendredi 13 août. Le courtier en crédit immobilier a analysé le poids de la fiscalité locale sur un prêt dans les 20 plus grandes villes de France.

Pour un bien de 70 m² acheté à l’aide d’un crédit sur 20 ans par un couple avec deux enfants, la taxe foncière représente en moyenne un peu plus d’une mensualité de crédit supplémentaire par an. Elle coûte en moyenne 101 € par mois, contre 98 € en 2020 et 92 € en 2018.

Une taxe foncière moins élevée dans les grandes villes

Dans le détail, l’impôt local pèse moins lourd dans les villes où le prix de l’immobilier est élevé. C’est notamment le cas de Paris qui enregistre la taxe foncière annuelle la plus basse des 20 villes étudiées : 745 € en moyenne, soit 62 € à prévoir par mois. Lille, Strasbourg ou même Lyon figurent aussi parmi les villes où l’impôt local est le moins élevé, avec un montant par mois qui ne dépasse pas 75 €. « Depuis 2018, ces villes n’ont quasiment pas connu de hausse, un quasi statu quo à interpréter comme positif pour tous ceux qui souhaitent y investir mais qui n’a pas forcément vocation à perdurer », remarque Maël Bernier, la directrice de la communication de Meilleurtaux.com.

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Une fiscalité locale qui absorbe la baisse des taux des crédits immobiliers

A l’inverse, les villes moyennes enregistrent, en majorité, les taxes foncières les plus élevées. A Nîmes, Angers, Le Havre, Bordeaux ou encore Montpellier, il faut compter entre 124 et 128 € par mois, soit près une trentaine d’euros en plus par rapport à la moyenne. A Nîmes, Saint-Etienne ou Le Havre, les propriétaires doivent s’acquitter de l’équivalent de deux mensualités supplémentaires par an, voire même un peu plus.

Aussi, malgré des taux de crédit historiquement bas, l’étude démontre que la fiscalité locale peut annuler cet effet de baisse. « Si vous prenez par exemple une ville comme Nîmes ou Saint-Etienne, si l'on veut financer une surface de 70m2, l'acquéreur pourra emprunter sur 20 ans, hors assurance à 1,10 % et payer respectivement une mensualité de 675 € et 499 €. Mais lorsque l'on ajoute le poids de la taxe foncière sur le crédit immobilier cela change complètement la donne : c'est comme si le Nîmois ou le Stéphanois empruntait en fait à 2,90 % et au lieu de 12 mois de crédit, il en paiera l'équivalent de 14 ! », explique Maël Bernier.

Des hausses de taxe foncière en vue

Et cela ne devrait pas s’arranger dans les années à venir. La réforme des valeurs locatives cadastrales, prévue pour 2026, « risque de faire augmenter significativement les impôts fonciers et réserver de mauvaises surprises aux propriétaires. Mais cela ne concernera pas tout le monde : reste à savoir qui sera le plus fortement pénalisé avec ce nouveau calcul », précise Maël Bernier.

© Meilleurtaux.com

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