Immobilier : le marché reste « atone » en attendant la fin de la crise sanitaire

Pour Thomas Lefebvre, directeur scientifique de la plateforme d’estimation MeilleursAgents, les nouvelles règles contre la propagation de la pandémie de Covid-19 « vont renforcer l’attentisme ».

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Homme, femme, petite fille, agent immobilier, appartement
© Phynart Studio

Les nouvelles restrictions sanitaires, décidées par l’exécutif contre la propagation de la pandémie de Covid-19, vont peser sur le marché immobilier au printemps. Les mesures prises « ne devraient pas décourager » les personnes souhaitant acheter un bien, mais elles produiront un ralentissement du marché dans les prochaines semaines, indique la plateforme d’estimation MeilleursAgents dans une étude diffusée jeudi 1er avril.

« Habituellement, les familles préparent au printemps leur emménagement pour la rentrée, rappelle à Dossier Familial Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents. Les nouvelles mesures sanitaires vont renforcer l’attentisme. En particulier, la fermeture des écoles va pousser les familles à repousser la mise à exécution de leur projet immobilier. »

L’achat immobilier conserve toujours des atouts aux yeux des Français. Mais malgré cette « confiance dans la pierre », « l’attentisme » domine, lié aux interrogations sur l’avenir professionnel, notamment quant à la possibilité de recourir massivement au télétravail.

Thomas Lefebvre constate « un très très léger regain d’activité depuis le début de l’année ». En mars, les prix dans l’ancien ont crû en moyenne de 0,1 % dans les cinquante villes les plus peuplées comme dans les dix villes les plus peuplées du pays (hors Paris). Ils ont reculé de 0,5 % dans la capitale : « c’est le huitième mois consécutif où les prix baissent », souligne le directeur scientifique de MeilleursAgents.

« Le marché immobilier reste morose mais ne s’effondre pas »

Globalement, les nouvelles restrictions ne vont pas briser « la dynamique poussive » du marché immobilier. « Tant que la France reste dans la gestion de la crise sanitaire et n’atteint pas l’immunité collective, le marché immobilier reste morose mais ne s’effondre pas », observe Thomas Lefebvre.

Le niveau des taux d’intérêt contribue à éviter cette chute. « Les banques continuent à financer le marché à des taux exceptionnellement bas », remarque notre interlocuteur, notant que les candidats à un premier achat ou ne disposant d’aucun apport ont beaucoup de difficulté à obtenir un emprunt.

La situation du marché immobilier à la sortie de la crise sanitaire est incertaine. Le directeur scientifique de MeilleursAgents dessine deux scénarios. Le premier est favorable à la demande de biens : l’économie va rebondir, la consommation va remonter, tirée par l’épargne accumulée durant la crise. Dans un second scénario, beaucoup plus sombre, le chômage et le nombre de disparitions d’entreprises vont augmenter.

Thomas Lefebvre se risque à une prévision du nombre de transactions dans l’ancien pour toute l’année 2021. Avec prudence, il anticipe un nombre de vente compris entre 900 et 950 000, après un plus d’un million en 2020.

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