Balcon, piscine, jardin… Ces critères qui valorisent le plus un bien immobilier

4 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© in4mal

Depuis la crise sanitaire, la présence d’un espace extérieur est devenue le critère principal des Français qui souhaitent déménager. Ainsi, la seule présence d’un balcon, d’une terrasse ou d’un jardin suffit à faire grimper les prix d’un bien immobilier. Mais d’autres éléments ont aussi une influence positive sur la valorisation d’un appartement ou d’une maison.

Dans une vaste étude publiée 17 février, le spécialiste de l’estimation des prix immobiliers, Meilleurs Agents, s’est penché sur les caractéristiques valorisant le plus un logement, en dehors de sa localisation. Pour la mener, il a passé en revue 150 000 transactions réalisées depuis le 1er janvier 2019 dans les 51 plus grandes villes françaises*. Conclusion : les éléments qui apportent une plus-value ne sont forcément pas les mêmes pour un appartement et une maison.

L’année de construction, le critère qui joue le plus

En termes d’impact sur le prix au m², c’est l’époque de construction qui constitue la caractéristique de valorisation la plus importante. Ainsi, un appartement construit après 2004 se vend en moyenne 17,3 % plus cher qu’un autre situé dans un immeuble bâti entre 1946 et 1971. Il en est de même pour les maisons sorties de terre après 2004, qui se vendent 13,4 % plus cher que celles érigées durant les Trente Glorieuses. Cet écart s’explique par les qualités des logements récents qui disposent notamment d’une meilleure isolation thermique et phonique.

Mais le charme des constructions plus anciennes fait aussi grimper les prix. Un appartement dans un immeuble construit entre 1800 et 1914 se vend 7,3 % plus cher au mètre carré qu’un autre bâti entre 1946 et 1971, d’après Meilleurs Agents. De même, la valeur d’une maison datant d’avant 1800 est en moyenne 15,2 % plus élevée au m2 que celle d’une maison construite entre 1946 et 1971.

La présence d’un extérieur a plus d’impact sur le prix d’un appartement

L’existence d’un espace extérieur joue davantage sur le prix des appartements que des maisons. En effet, peu d’appartements proposent un balcon ou une terrasse. Aussi, leur présence augmente le prix du mètre carré d’un appartement dans les grandes villes de 9,6 % en moyenne, tandis qu’un jardin fait grimper le prix du mètre carré d’une maison de « seulement » 4,5 % en moyenne. En revanche, la présence d’une piscine apporte une vraie valeur ajoutée, majorant le prix d’une demeure de 8 % en moyenne dans les grandes villes.

Salle de bain supplémentaire, ascenseur… les autres éléments pouvant faire la différence

Parmi les autres éléments de valorisation, la présence de salles de bain supplémentaires (2 ou plus) fait grimper le prix du mètre carré d’un appartement de 7,9 % en moyenne (mais de seulement 1,3 % pour une maison). Par contre, l’existence d’un ascenseur ne crée pas de différence majeure sur le prix au mètre carré d’un appartement (+3,5 % uniquement). Mais la taille de l’immeuble dans lequel il est situé peut s’avérer pénalisante. Le prix d’un logement situé dans une résidence de plus de six étages chute ainsi de 10 % par rapport à un autre dans un immeuble de trois étages.

Des effets variables selon les villes

Attention toutefois, les conséquences de ces critères sur le prix de vente diffèrent selon la localisation du bien. La présence d’un balcon ou d’une terrasse aura plus d’impact sur le prix d’un appartement à Marseille (+14,2 %) ou à Nice (+9,4 %) qu’à Paris (+7,7 %) ou à Rennes (+4,7 %). De le même manière, la présence d’une deuxième salle de bain ou plus fait grimper la valeur d’un appartement de 12,2 % à Grenoble ou Aix-en-Provence et d’à peine 3,4 % dans la capitale.

* L’études’est appuyée sur l’analyse de 135 000 appartements et 21 000 maisons vendus dans les 51 plus grandes villes de France depuis le 1er janvier 2019 : Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Aix-en-Provence, Amiens, Angers, Antibes, Avignon, Besançon, Bourges, Brest, Béziers, Caen, Calais, Cannes, Clermont-Ferrand, Colmar, Dijon, Dunkerque, Grenoble, La Rochelle, Le Havre, Le Mans, Limoges, Metz,  Mulhouse, Mérignac, Nancy, Nîmes, Orléans, Pau, Perpignan, Poitiers, Quimper, Reims, Roubaix, Rouen, Saint-Nazaire, Saint-Étienne, Toulon, Tourcoing, Tours et Villeurbanne.

A lire aussi