Handicap mental et psychique : un meilleur accès à la PCH

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Les personnes atteintes d'un handicap psychique ou mental ont droit à la PCH.
Les personnes atteintes d'un handicap psychique ou mental ont droit à la PCH. Les personnes atteintes d'un handicap psychique ou mental ont droit à la PCH.

Fin 2015, 267 000 personnes bénéficiaient de la prestation de compensation du handicap (PCH), d’après la Drees (le service statistique du ministère des Affaires sociales). Un décret, paru le 4 mai au Journal officiel, améliore l’accès à la PCH pour les personnes ayant un handicap psychique, cognitif ou mental.

Créée en 2006, la PCH est une aide financière destinée à rembourser en partie les dépenses liées à l’absence d’autonomie : l’aménagement du logement ou du véhicule, l’achat d’un fauteuil roulant, les frais de transport ou encore le recours à une auxiliaire de vie pour la toilette et les repas.

Versée par le département, ses critères d’attribution dépendent du degré d’autonomie, de l’âge, des ressources et du lieu de résidence. Pour en bénéficier, la personne handicapée doit avoir « une difficulté absolue » (ne plus pouvoir faire) pour réaliser une activité ou « une grave difficulté » pour en faire au moins deux. Et cela de façon définitive ou sur une durée de minimum un an.

Difficile de définir les besoins liés à un handicap psychique

Problème, si les personnes atteintes d’un handicap psychique (troubles dépressifs graves, schizophrénies, troubles bipolaires, phobies invalidantes…) pouvaient bénéficier de la PCH, « l’interprétation des textes pouvait être restrictive dans certains départements », a expliqué dans un communiqué Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat chargée du handicap.

Les demandes de compensation de ces personnes ne sont en effet pas toujours faciles à appréhender, notamment lorsqu’elles sont capables de réaliser les actes essentiels de la vie de façon autonome (toilette, habillage, alimentation…) et auraient néanmoins besoin d’unesurveillance ou d’une stimulation.

Une redéfinition des critères d’éligibilité à la PCH

Le décret vise donc à clarifier les critères de handicap à prendre en compte pour accorder la PCH. Sont évaluéesla mobilité de la personne (se mettre debout, marcher, se déplacer sans aide, savoir manipuler un objet…), son autonomie pour prendre soin d’elle (se laver, s’habiller, prendre ses repas), ses capacités de communication (parler, entendre, voir) et de relations avec autrui (s’orienter dans le temps, l’espace, gérer sa sécurité, maîtriser son comportement dans ses relations).

A chaque fois, il s’agit d’évaluer la capacité physique d’une personne à réaliser une activité mais également sa « capacité en termes de fonctions mentales, cognitives ou psychiques ». Cette clarification des critères devrait harmoniser les pratiques des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), qui instruisent les demandes.

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