Grève des urgences : les mesures du gouvernement pour soutenir les professionnels

Revalorisation de la prime de risque, mise en place d’une prime de coopération… Le gouvernement débloque 70 millions d’euros de mesures immédiates pour apaiser les personnels des services d’urgences.
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55 millions d’euros seront consacrés à la revalorisation de la prime individuelle de risque.
55 millions d’euros seront consacrés à la revalorisation de la prime individuelle de risque.

Après trois mois de grève dans les services d’urgences, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé le déblocage de 70 millions d’euros afin de financer plusieurs mesures de soutien des personnels.

La première d’entre elles est la revalorisation de la prime individuelle de risque versée à l’ensemble des professionnels des services d’urgence (hors médecins) à 118 € bruts (100 € net) dès le 1er juillet. 55 millions d’euros seront consacrés à son financement. Dans le cadre de l’adoption des protocoles de coopération prévue par la loi Santé, permettant une délégation de tâche du personnel médical au personnel paramédical, une prime de coopération d’un montant de 100 € bruts mensuels sera mise en place pour les infirmiers et aides-soignants qui se verront confier de nouvelles compétences.

Renforcement des effectifs pendant l’été

La ministre de la Santé a également annoncé une enveloppe de 15 millions d’euros afin de permettre aux services d’urgence en tension de renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts.

Le plafonnement des heures supplémentaires sera, par ailleurs, rehaussé à 20h par mois ou 240 heures par an pour l’ensemble des corps et une nouvelle procédure permettra si besoin de déroger à ce plafond sur la base d’une décision du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS). Comme évoqué la semaine dernière, la ministre souhaite accélérer le plan de modernisation des locaux et équipements des services d’urgence. « Les ARS seront mobilisés afin d’engager des travaux de rénovation des urgences qui le nécessitent pour améliorer la qualité de l’accueil des patients et les conditions de travail des personnels hospitaliers ».

La mission nationale rendra son rapport à l’automne

La mission nationale qui vient d’être lancée pour « améliorer le fonctionnement des urgences » rendra ses conclusions à l’automne. Confiée au Conseil national des urgences hospitalières présidé par le Dr Carli et au député LREM Thomas Mesnier, urgentiste de formation, elle a pour but de faire un état des lieux des structures des urgences et d’identifier les travaux à mener, « notamment en termes d’information et de responsabilisation de la population sur ses demandes de soins, d’articulation des services d’urgences avec l’offre de ville, ou encore de la prise en compte à l’échelle de l’établissement ou du territoire des solutions d’aval nécessaires aux patients passant par les structures des urgences ». Les représentants du personnel médical et non médical seront associés à l’ensemble des travaux de la mission.

Ces annonces ont laissé les professionnels mitigés. « 15 millions sur 600 services d’urgence, c’est une goutte d’eau dans un océan », a déclaré à l’AFP Patrick Bourdillon de la CGT Santé, déplorant que la ministre se soit « refusé à un moratoire » sur les fermetures de lits, « première des revendications ».

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Sarah Corbeel
Publié le

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