Grand débat national : comment va-t-il s’organiser ?

Destiné à donner la parole aux Français, le grand débat national s’organisera en deux phases jusqu’à la mi-mars. Il portera sur quatre questions : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l’organisation de l’Etat et des services publics. 
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Un grand débat national va être organisé pour donner une issue politique à la crise des gilets jaunes.
Un grand débat national va être organisé pour donner une issue politique à la crise des gilets jaunes.

En réponse à la crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a annoncé la semaine dernière une série de mesures parmi lesquelles l’organisation d’un grand débat national. Le président de la République et le gouvernement en ont tracé les grandes lignes mardi 18 décembre.

L’objectif de cette grande concertation nationale est de « redonner la parole aux Français sur l’élaboration des politiques publiques qui les concernent », précise le gouvernement. Elle se déroulera en deux phases. « La première, qui a déjà débuté et qui durera jusqu’à la mi-janvier, doit permettre de nourrir la dynamique portée au niveau des maires », a expliqué l’Elysée.

De nombreux maires ont, en effet, mis à la disposition des habitants dans les mairies des « cahiers de doléances » afin de faire remonter leurs revendications. L’Association des maires ruraux de France a également ouvert, en partenariat avec la plateforme d’engagement citoyen Fluicity, un espace en ligne pour permettre aux citoyens des communes rurales (moins de 3 500 habitants) « de s’exprimer et d’être entendus au niveau local, puis national ».

Quatre thématiques retenues

A partir de la mi-janvier débutera la seconde phase, qui impliquera directement les citoyens. Elle durera « deux mois pleins » et portera sur quatre thématiques : la transition écologique, la fiscalité, l’organisation de l’Etat et des services publics et la démocratie et la citoyenneté. La question de l’immigration devrait être intégrée à ce dernier thème. Cette concertation pourrait prendre plusieurs formes : débats publics locaux, rencontres avec des Français sur leurs lieux de travail et de vie, groupes de réflexion participatifs ou encore recours aux plateformes numériques et aux réseaux sociaux.

La Commission nationale du débat public (CNDP), autorité administrative indépendante, a été chargée de l’élaborer. Elle en détaillera les modalités jeudi 20 décembre. Dans une lettre adressée à Matignon datée du 15 décembre, la présidente du CNDP, l’ex-ministre Chantal Jouanno, a précisé que la commission « veillera à ce que les réunions du grand débat ne soient en aucun cas des meetings politiques, ni pour le gouvernement, ni pour la majorité ».

Prise en compte des propositions des Français

La concertation nationale « devra déboucher sur des traductions concrètes dans la vie quotidienne de nos compatriotes », a déclaré le Premier ministre mardi soir, rapporte l’AFP. Elle aura « pour mission au fond de construire ce nouveau modèle économique, social, territorial dont nous avons besoin, de le construire en apportant des solutions, des méthodes d’accompagnement », a précisé Emmanuel Macron.

L’examen de la révision constitutionnelle, qui devait débuter en janvier 2019 à l’Assemblée, a ainsi été décalé pour tenir compte des éventuelles modifications souhaitées par les Français.

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Sarah Corbeel
Publié le

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