Gaz naturel vert : la filière se développe doucement

2 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
Le biométhane ne représente aujourd’hui que 0,05 % de la consommation énergétique française.
Le biométhane ne représente aujourd’hui que 0,05 % de la consommation énergétique française. Le biométhane ne représente aujourd’hui que 0,05 % de la consommation énergétique française.

La filière biométhane s’installe doucement dans le paysage énergétique français. En 2016, la production de ce gaz naturel « vert » a connu une augmentation annuelle de 162 %, soit 215 gigawattheures (GWh) d’énergie injectée dans les réseaux de gaz naturel. C’est « l’équivalent de la consommation de près de 18 000 logements ou 1 000 bus », rapporte le Panorama 2016 du gaz renouvelable réalisé par plusieurs acteurs du secteur (GRTgaz, GRDF, les Syndicats des énergies renouvelables…) et publié mercredi 22 février.

C’est certes une progression, mais le biométhane ne représente aujourd’hui que 0,05 % de la consommation énergétique française. Rappelons que la loi de Transition énergétique pour la croissance verte fixe comme objectif10 % de biogaz d’ici 2030.

Une solution pour réduire les gaz à effet de serre

Source d’énergie propre, le biométhane, également appelé gaz renouvelable ou biogaz, offre de nombreux atouts. Issu de la méthanisation desdéchets organiques (agricoles en majorité, ordures ménagères et stations d’épuration), il constitue tout d’abord une méthode de gestion durable des déchets.

Sa production permet de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ainsi, l’an passé, le rejet dans l’atmosphère de 40 400 tonnes de GES aurait été évité. Et d’après les estimations du Panorama 2016, le potentiel d’injection de biométhane d’ici 2020 devrait assurer une économie de 560 000 tonnes de gaz à effet de serre. Soit l’équivalent des émissions correspondant à la consommation de près de 250 000 logements ou 13 000 bus.

Dernier argument avancé par la filière : la création de 2 000 à 3 000 emplois directs non délocalisables d’ici 2020.

241 projets à venir

Pour accélérer sa production, 9 nouveaux sites d’injection de biométhane dans le réseau de gaz ont vu le jour en France l’année dernière, portant le nombre total à 26. Et 241 nouveaux projets d’injection sont prévus, représentant une capacité maximale cumulée de 5 000 GWh/an. Il faut en moyenne deux à cinq ans pour développer un projet. Les Hauts-de-France sont la première région productrice de biogaz, devant Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté.

La filière biogaz fait cependant face à plusieurs freins techniques et réglementaires qui ralentissent son développement. Elle réclame ainsi plusieurs mesures comme faciliter le financement des projets par la mobilisation de fonds publics ou encore prolonger le contrat d’achat conclu avec le fournisseur de gaz de 15 à 20 ans à tarif identique, ce qui augmenterait la visibilité des projets. Energie subventionnée, le biométhane bénéficie d’un tarif d’achat réglementé et garanti.

A lire aussi