Financement participatif d’entreprises : l’UFC-Que Choisir réclame un encadrement

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L'association de consommateurs a analysé 337 entreprises présentes sur 17 plateformes.
L'association de consommateurs a analysé 337 entreprises présentes sur 17 plateformes. L'association de consommateurs a analysé 337 entreprises présentes sur 17 plateformes.

En 2016, les prêts aux entreprises accordés par les épargnants via des plateformesde financement participatif ont représenté plus de 440 millions d’euros de fonds. Un marché en plein boom. Mais l’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme dans une étude publiée jeudi 23 février. Elle met en garde contre les « techniques de commercialisation » des plateformes de financement participatif jugées « fortement préjudiciables aux consommateurs prêteurs ».

Des projets hasardeux

Elle a analysé 337 entreprises choisies de façon aléatoire sur un total de 1 158 présentes sur 17 plateformes. Premier constat : « ce sont souvent les projets quele secteur bancaire n’a pas jugé viables qui se retrouvent sur ces plateformes, à des coûts de crédit 2 à 3 fois supérieurs,ce qui rend les entreprises emprunteuses encore plus fragiles », pointe l’étude. Les plateformes, étant rémunérées à la commission, sont incitées à en proposer un maximum, sans garantir leur qualité.

Des risques sous-estimés

Les risques de perte de capital sont par ailleurs sous-estimés. Par exemple, la plateforme leader du marché, Unilend, affirme un taux de défaut, c’est-à-dire de non-remboursement des sommes prêtées, de 1 à 2 % seulement alors qu’il s’élèverait pour les prêts financés depuis au moins un an à 11,2 %, soit 5 à 10 fois plus, selon UFC-Que Choisir.

Des rendements faibles

Les rendements promis seraient ainsi surestimés. Les plateformes promettent des taux d’intérêt allant jusqu’à 7 %. L’enquête montre, au contraire, qu’une fois les défauts et la fiscalité déduits, ils ne s’établiraient qu’entre 0,33 % et 1,6 %. « Le financement participatif offre une rentabilité proche voire inférieure à celle du Livret A, sans offrir son caractère sécurisé ».

Nombreuses clauses abusives

Autre point noir : la présence de clauses jugées abusives et/ou illicites dans les conditions générales d’utilisation de six plateformes (Lendix, Unilend, Lendopolis, Pretup, Bolden, Prexem). L’association demande de supprimer les clauses d’exonération de responsabilité quant au bon fonctionnement du site, à la fiabilité des informations et à la sécurité des données financières et personnelles.

UFC-Que Choisir a saisi l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de la Banque de France pour s’assurer du respect des obligations légales d’information. Et demande aux pouvoirs publics de légiférer pour obliger les plateformes à fournir une information pertinente et impartiale sur les rendements espérés et les risques encourus.

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