Aide aux devoirs : un coup de pouce pour 25 000 étudiants

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© Paperkites - iStock

Jusqu’à présent, seuls les professeurs et les assistants d’éducation pouvaient être rémunérés dans le cadre du dispositif Devoirs faits qui existe depuis 2017. Mais Nathalie Elimas, secrétaire d’Etat à l’Education prioritaire, a annoncé au Parisien que le gouvernement allait permettre aux étudiants d’être eux aussi rémunérés s’ils dispensent une aide aux élèves. Avec un double objectif en cette période de crise et de confinements successifs : lutter contre le décrochage scolaire des collégiens tout en soutenant les étudiants privés de petits jobs.

Devoirs faits, une aide aux devoirs pour les collégiens

Le dispositif « Devoirs faits » consiste à mettre en place, au sein de l’établissement, mais en dehors des horaires de cours, des heures dédiées à l’accomplissement de ses devoirs par le collégien. Cela doit lui permettre de rentrer chez lui une fois les « devoirs faits », ou en sachant ce qui lui reste à faire.  Ces heures, gratuites pour l’élève, sont encadrées par des professeurs, des surveillants, des volontaires du service civique ou des associations. Avec la crise sanitaire, l’aide peut également se faire en ligne. Cet encadrement va donc pouvoir être proposé contre rémunération à des étudiants, sur la base de 15,99 € bruts de l’heure, soit environ 12 € nets, d’après nos confrères du Parisien.

25 000 étudiants déjà identifiés

Dans un premier temps, 25 000 jeunes vont pouvoir bénéficier de cette mesure : 15 000 d’entre eux exercent déjà dans des associations d’aide aux devoirs, mais jusqu’alors bénévolement. Les 10 000 bénéficiaires supplémentaires sont ceux qui sont déjà tuteurs d’élèves dans le cadre des Cordées de la réussite. Ce dispositif, qui existe depuis plus de quinze ans, a pour but d’offrir une plus grande équité sociale dans l’accompagnement aux formations d’excellence : 200 000 élèves de collèges et lycées sont ainsi accompagnés par des étudiants de l’université, des grandes écoles, ou en classes prépas.

Les syndicats étudiants jugent le coup de pouce insuffisant

Pour Mélanie Luce, présidente du syndicat étudiant l'Unef, interrogée par nos confrères du Parisien, cette solution n’est pas satisfaisante : "Ce n'est pas en faisant travailler des étudiants qu'on répond à leur précarité. On a déjà près de 50% des étudiants qui sont salariés pour financer leurs études. Et ce qu'on constate, c'est que le salariat est la première cause d'échec à l’université. En plus, dans un temps où la réussite est encore plus difficile puisque nos cours à distance, l'échec sera encore plus grand".

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