Sport à l’école primaire, maths en Première… ce qui va changer à la rentrée prochaine

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Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a déclaré que, s’il était réélu, l’éducation nationale serait l’un des chantiers majeurs de son nouveau quinquennat. En déplacement à Marseille jeudi 2 juin, avec le ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, le chef de l’Etat a dressé le bilan de « l’école de futur », une expérimentation lancée dans la cité phocéenne en septembre dernier. Il en a profité pour faire plusieurs annonces relatives à l’école.

Retour des mathématiques dans le tronc commun en Première

Comme il s’y était engagé en campagne, le président a annoncé la réintroduction des mathématiques dans le tronc commun en classe de Première générale, dès la rentrée prochaine. « Il y aura toujours la spécialité maths, mais il y aura la possibilité offerte à tous les élèves de choisir hors de la spécialité l’heure et demie de mathématiques qui avait été sortie du tronc commun », a souligné Emmanuel Macron, qui a indiqué que cette heure et demi ne sera pas obligatoire. « Laissons la liberté aux enfants. Ensuite l'année prochaine, on pourra généraliser et rendre obligatoire après concertation », a-t-il justifié.

Concrètement, cet enseignement sera intégré à l’enseignement scientifique déjà existant. A compter de la rentrée 2023-2024, « ce nouvel enseignement scientifique et mathématique sera porté à 3h30 hebdomadaires (contre 2 heures aujourd’hui dévolues à l’enseignement scientifique). Il sera évalué dans le cadre du contrôle continu, sans modification du coefficient actuellement attribué à l’enseignement scientifique (coefficient 3 pour l’année de 1re) », a précisé le ministère de l’Education nationale dans un communiqué.

Depuis la rentrée 2019 et la réforme du lycée, les maths ne faisaient plus partie du tronc commun et n’étaient donc plus obligatoires à partir de la première. Les lycéens qui souhaitaient suivre cette matière en première et en terminale devaient la prendre en spécialité.

30 minutes de sport par jour à l’école primaire

Le président de la République a également annoncé la pratique obligatoire de 30 minutes de sport par jour à l’école primaire dès la rentrée prochaine, en complément de l’EPS. Depuis septembre 2020, plus de 7 000 écoles volontaires ont mis en place ce dispositif, qui concerne plus de 21 000 classes et près de 500 000 élèves.

Le contenu des séances est laissé à l’initiative des professeurs, qui peuvent l’organiser avec l’appui des associations sportives locales. L’activité physique doit s’appuyer sur l’environnement existant (cour d’école, locaux scolaires) et les écoliers n’ont pas besoin d’amener une tenue sportive, précise le ministère de l’Education nationale. Au départ, il était prévu que cette mesure soit généralisée à l’ensemble des écoles primaires d’ici 2024, en vue des Jeux Olympiques de 2024.

Généraliser les « écoles du futur »

Enfin, le chef de l’Etat a indiqué vouloir généraliser partout sur le territoire, à compter de l’automne prochain, « l’école du futur », une expérimentation pédagogique menée dans 59 établissements scolaires de Marseille depuis septembre 2021. Cette approche doit permettre aux écoles de financer un projet innovant autour de la culture, des sciences ou de l’environnement, en donnant aux directeurs d’établissements la possibilité de  participer au recrutement des équipes pédagogiques. « Si un directeur veut porter un projet,il est légitime qu’il ait une équipe qui adhère à ce projet. Donc, je veux lui donner plus de liberté », avait déclaré Emmanuel Macron lors du lancement de l'expérience l’an dernier.

Mais cette expérimentation inquiète les syndicats d’enseignants. Elle « remet gravement en cause le caractère national de l'École publique, le statut de fonctionnaires d'État des enseignants, l'égalité de traitement des personnels dans leur demande de mutation », a déclaré à l’AFP la Fédération FO de l'Enseignement (FNEC FP-FO). D’autres pointent le risque d’une « école à deux vitesses », avec des établissements mieux dotés que d’autres.

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