Les écoles rouvrent le 26 avril, les syndicats inquiets

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© Halfpoint

Alors que la situation sanitaire ne s'améliore que très lentement, le ministère de l’Éducation a réuni ce jeudi les syndicats enseignants afin de leur présenter les dispositions du nouveau protocole sanitaire. Jean Castex et Jean-Michel Blanquer les ont précisées en fin de journée, dans une conférence de presse à 18h.

Si la France est au pic de la troisième vague de l'épidémie de Covid-19, Jean Castex "assume" la réouverture des écoles. 

Une rentrée échelonnée du 26 avril au 3 mai

Les vacances scolaires, dont le gouvernement a unifié les dates, s'achèvent le lundi 26 avril, date à laquelle les élèves des écoles maternelles et primaires feront leur rentrée en présentiel.

Pour les collégiens et lycéens, la rentrée est également prévue le 26 avril, mais en cours à distance, les établissements devant ouvrir le 3 mai, selon le calendrier confirmé par l’exécutif. Les cours seront assurés en demi-jauge dans tous les lycées, ainsi que dans les collèges des départements les plus impactés, à savoir :

  • le Nord
  • l'Aisne
  • l'Oise
  • la Seine-et-Marne
  • l'Essone
  • les Yvelines
  • le Val-d'Oise
  • Paris
  • les Hauts-de-Seine
  • la Seine-Saint-Denis
  • le Val-de-Marne
  • la Sarthe
  • le Rhône
  • la Loire
  • les Bouches-du-Rhône. 

Le protocole sanitaire dans les écoles, collèges et lycées

Quel que soit le niveau, dès le premier cas de Covid-19 détecté, la classe de l'élève en question devra automatiquement fermer et tous les élèves de la classe devront respecter un confinement de sept jours. C'était déjà le cas avant les vacances, dans les départements les plus touchés par l'épidémie, où les mesures sanitaires avaient été renforcées le 27 mars. 

Des tests salivaires seront distribués dans les écoles primaires et maternelles – 450 000 tests salivaires doivent être déployés pour la semaine de la rentrée, 600 000 à terme – avec une priorité donnée aux zones les plus touchées par le virus.

Le ministère de l’Éducation souhaite également proposer un autotest par semaine aux lycéens, ces dispositifs étant réservés aux plus de 15 ans. Toutefois, les professeurs regrettent ne pas savoir de façon précise comment ces autotests, qui restent des gestes médicaux, pourront être réalisés. Pour les professionnels de l’Éducation nationale, ce sera deux tests proposés par semaine.

Des syndicats circonspects

Le Syndicat National des Écoles et le Syndicat Unitaire des Instituteurs, Professeurs des Écoles (SNUipp-FSU) jugent prématuré ce retour en présentiel, compte-tenu de la situation épidémique encore tendue avec 33 000 nouveaux cas de contamination en moyenne chaque jour. La réunion entre les syndicats et le ministère de l’Éducation est également jugée trop tardive, laissant seulement 24 heures aux enseignants pour organiser la rentrée.

Une pétition pour "agir rapidement"

Le SNUipp et la Fédération des parents d’élèves (FCPE) ont lancé une pétition pour réclamer la généralisation de la vaccination pour toutes les équipes pédagogiques, l’amélioration de la politique des tests, ainsi que l’installation de capteurs de CO2 dans l’ensemble des salles de classe. Cet outil permet en effet de mesurer le taux de dioxyde de carbone. Plus il est important, plus le risque qu’il comporte des particules de Covid-19 est élevé.

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