Poussettes, baignoires, réducteurs de lit… Attention aux articles pour bébé vendus sur Internet !

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© encrier

La sécurité des bébés est primordiale pour les parents. C’est pourquoi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vérifie chaque année la sécurité d’articles de puériculture. Au cours de l’année 2020, ses investigations ont porté sur plusieurs objets particulièrement courants, dont les poussettes, les aides au bain et les réducteurs de lit. Les résultats de l’enquête, dévoilés mardi 25 janvier, font état de nombreux manquements dans les avertissements de sécurité.

De nombreux manquements sur les sites de vente en ligne

Au total, 623 actions de contrôles ont été menées auprès de 211 établissements : des enseignes de grande distribution, des commerces de détail, des fabricants et des sites de commerce en ligne. « Lors de leurs investigations, les enquêteurs ont constaté de réelles disparités quant à la maîtrise de la règlementation entre tous ces opérateurs », relève le rapport.

Si les enseignes spécialisés en puériculture et celles de la grande distribution connaissent assez bien la réglementation, ce n’est pas le cas des sites de e-commerce. Sur certains sites, des informations importantes relatives à la traçabilité ou aux caractéristiques des produits (poids, taille, âge limite préconisé, avertissements spécifiques de sécurité à fournir lors de l’achat, etc.) ne sont pas mentionnées.

Absences de précautions d’emploi sur les poussettes, baignoires et réducteurs de lit

Que ce soit en magasin ou sur internet, les principaux manquements relevés concernent les marquages de sécurité et les avertissements propres à éviter tout risque lors de l’utilisation du produit.

Pour les aides au bain ou baignoires, « les enquêteurs ont parfois constaté l’absence d’instructions importantes d’utilisation, comme celle de ne pas laisser l’enfant tout seul sous risque de noyade ou celle rappelant que le niveau d'eau ne doit pas dépasser pas le nombril de l’enfant », note le rapport. Et lorsqu’elles sont présentes, certaines précautions d’emploi se sont avérées parfois peu lisible (autocollant dans la baignoire), voire pas visibles (étiquette placée sous le produit).

Pour les poussettes, les enquêteurs ont relevé qu’il manquait parfois un certain de marquages comme la hauteur maximale du matelas pour la nacelle de la poussette, la mention indiquant que le produit ne doit plus être utilisé dès le moment où l’enfant peut tenir assis tout seul, se retourner et se relever seul sur ses mains et ses genoux pour les nacelles inférieures ou égales à 80 cm ou encore les mentions « Ne laisser jamais votre enfant sans surveillance », « Toujours utiliser le système de retenue » et « S'assurer que tous les dispositifs de verrouillage sont enclenchés ».

Pour les réducteurs de lit enfin, il n’existe pas de norme applicable. Les enquêteurs ont donc relevé une hétérogénéité des informations délivrées aux consommateurs. « Certains avertissements permettant d’éviter le risque de suffocation ne sont pas toujours présents, comme l’interdiction d’utiliser le réducteur dès lors que l’enfant peut se retourner », indique la Répression des fraudes.

A l’occasion des contrôles, 39 poussettes, réducteurs de lit et aides au bain ou baignoires ont été prélevés. 87 % d’entre eux ont été déclarés non conformes et 26 % non conformes et dangereux.  Au total, plus de 1 418 produits ont été retiré du marché et plus de 22 500 ont fait l’objet d’une remise en conformité.

« Il ressort de ces investigations que les obligations de sécurité ne sont pas encore totalement maîtrisées par les professionnels dans ce secteur », conclut la DGCCRF qui compte maintenir « une pression de contrôle forte ».

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