Le gouvernement annonce des mesures destinées à lutter contre la précarité étudiante

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, souhaite notamment la création d’un « numéro d’appel » ouvert aux étudiants.

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Les mesures annoncées par Frédérique Vidal doivent répondre à la précarité des étudiants.
Les mesures annoncées par Frédérique Vidal doivent répondre à la précarité des étudiants. © motortion

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé mardi 19 novembre au micro de RTL plusieurs mesures censées répondre à la précarité des étudiants. Le gouvernement craint le développement de contestations dans les universités, après la tentative de suicide le 8 novembre d’un jeune homme de 22 ans inscrit en deuxième année de licence à l’université de Lyon II, toujours en coma artificiel. Des rassemblements ont eu lieu à Lille, à Lyon et à Paris.

Voici ce qu’il faut retenir de l’interview de Frédérique Vidal.

Numéro d’appel

Une ligne téléphonique doit être ouverte « au plus tard à la fin de l’année », selon la ministre.

Les étudiants pourront se renseigner par cet intermédiaire sur les aides auxquelles ils ont droit. Ils pourront « prendre rendez-vous pour voir une assistante sociale », a expliqué Frédérique Vidal. « On travaille aussi avec les associations étudiantes pour qu’elles soient le relais », a ajouté la ministre.

Utilisation des aides d’urgence

Les aides d’urgence attribuées aux étudiants ne sont pas utilisées dans leur totalité. Frédérique Vidal a laissé entrevoir une amélioration de l’accès à ces aides. 

« Il reste chaque année un peu plus de 15 millions € d’aides non consommées. Cela signifie que c’est trop compliqué », a admis la ministre de l’Enseignement supérieur.

Mise en œuvre de la trêve hivernale dans les cités universitaires

La trêve hivernale, qui interdit sauf exceptions les expulsions des locataires ayant des dettes de loyers et de charges entre le 1er novembre et le 30 mars de l’année suivante, va être « appliquée dans les cités universitaires », ce qui est en fait déjà partiellement le cas. Frédérique Vidal a soutenu qu’il sera impossible d’« expulser un étudiant qui est en cité universitaire ».

À l’heure actuelle, la loi permet l’expulsion d’un logement étudiant si « les intéressés cessent de satisfaire aux conditions en raison desquelles le logement a été mis à leur disposition » (article L. 412-7 du Code des procédures civiles d’exécution).

df
Timour Aggiouri
Publié le

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