Emmanuel Macron souhaite un contrôle parental généralisé sur les smartphones

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Jeune fille, adolescente triste, smartphone, chambre
© Georgijevic

Emmanuel Macron a affiché son soutien à une proposition de loi qui vise à encourager le contrôle parental sur les smartphones et autres appareils permettant de se connecter à Internet, dans une vidéo diffusée en ligne jeudi 18 novembre, à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école.

« Nous allons changer la loi pour améliorer le contrôle parental en faisant en sorte qu’il soit installé par défaut sur tous les téléphones, ordinateurs, tablettes utilisés par les enfants, comme je l’avais annoncé il y a deux ans », a fait savoir dans un bref discours le chef de l’Etat, assis sur un canapé face à l’objectif.

La proposition de loi, portée par le député La République en marche (LREM) Bruno Studer et signée par ses collègues du groupe, prévoit d’imposer aux fabricants de mettre en place « un dispositif aisément accessible permettant de restreindre ou de contrôler l’accès de personnes mineures à des services et contenus susceptibles de porter atteinte à leur intégrité morale ou physique ». Dès la première utilisation de l’équipement, il devrait être possible d’activer ce contrôle parental.

Un « décret » doit détailler ces règles, notamment « les fonctionnalités minimales et les caractéristiques techniques » du contrôle parental.

Les dates d’examen de la proposition de loi en commission et dans l’hémicycle du Palais Bourbon n’ont pas encore été fixées à l’Assemblée nationale.

Le premier smartphone est utilisé à 9 ans et 9 mois en moyenne

L’âge moyen d’utilisation du premier smartphone est de 9 ans et 9 mois, indique l’exposé des motifs de la proposition de loi, en s’appuyant sur une étude de Médiamétrie menée pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open) et de l’Union nationale des associations familiales (Unaf). Seuls 44 % des parents « ont procédé au paramétrage du smartphone, de la console... de l’enfant », d’après cette étude.

Les moyens existants de contrôle « ne sont pas à la portée de tous et nécessitent parfois une manipulation informatique », susceptible d’être « complexe, voire décourageante », est-il écrit dans l’exposé des motifs. De surcroît, l’essor « de nouveaux équipements permettant l’accès à Internet – smartphones, tablettes, consoles et objets connectés – ne fait que rendre plus difficile la tâche qui incombe aux parents, en rendant nécessaire la multiplication des logiciels et applications de contrôle parental ».

Les autres mesures annoncées par Emmanuel Macron

Le président de la République a en outre mis en avant dans sa vidéo la sortie en février 2022 d’une application mobile correspondant à la ligne d’écoute contre le harcèlement scolaire 3018, « pour permettre aux victimes et aux témoins d’adresser une capture d’écran de situations de harcèlement ».

« Nous allons renforcer les Maisons des adolescents, les points d’accueil écoute jeunes, les lieux physiques avec des personnes qui sont là pour recevoir la parole et pour écouter partout sur le territoire », a souligné encore le chef de l’Etat.

Une « certification à la sensibilisation au numérique » va être proposée « aux élèves de 6e à partir de la rentrée 2022, avec l’idée de généraliser » ce dispositif « dès la rentrée suivante ».

Emmanuel Macron a rappelé avoir lancé avec le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), au cours du Forum de Paris sur la paix le 11 novembre, « une initiative, rejointe par de nombreux Etats, associations, organisations non gouvernementales et plateformes pour reconnaître politiquement et juridiquement les droits de l’enfant en ligne ».

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