Covid-19 : le nouveau protocole sanitaire dans les écoles

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© Drazen Zigic

Maintenir les classes ouvertes malgré la flambée épidémique. C’est l’objectif de la nouvelle stratégie de dépistage choisie par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dont l’application débute ce lundi 29 novembre.

Pas de fermeture de classe dès le premier cas de Covid-19 en primaire

Jusqu’à présent, le protocole sanitaire prévoyait la fermeture systématique d’une classe de maternelle ou de primaire pendant sept jours dès la détection d’un cas de Covid-19. Mais face à la hausse exponentielle du nombre de classes fermées avec la cinquième vague épidémique – passé de 4 000 à 8 890 entre le 18 et le 25 novembre –, le ministre a décidé de changer les règles.

A partir de ce lundi 29 novembre et au plus tard le lundi 6 décembre, lorsqu’un élève contractera le virus, tous ses camarades de classe devront se faire tester. Les tests RT-PCR ou antigéniques, gratuits pour les mineurs, seront réalisés par les familles en pharmacie, en laboratoire ou dans toute autre structure homologuée ou, dans certains cas, à l’école. Les autotests ne seront pas acceptés.

Seuls les élèves présentant un résultat négatif pourront retourner en classe. Attention, une déclaration sur l’honneur ne suffira pas, les parents devront fournir le résultat du test. Les autres élèves, ceux testés positifs et ceux dont les parents refuseront le test, devront s’isoler pendant 10 jours pour les premiers et 7 jours pour les seconds.

Le ministère recommande « fortement » la réalisation d’un second test de dépistage au bout de 7 jours pour les élèves testés positifs. Toutefois, « la présentation du résultat de ce test ne sera pas obligatoire pour poursuivre ou reprendre les cours en présentiel », précise-t-il.

En cas de survenue de trois cas de Covid-19 sur une période de 7 jours au sein d’une même classe, celle-ci pourra fermée. Ce sera à l’Agence régionale de santé (ARS) d’en décider.

Cette nouvelle stratégie est expérimentée depuis le 7 octobre dans dix départements : l'Aisne, l'Ariège, la Côte-d'Or, les Landes, la Manche, le Morbihan, la Moselle, le Rhône, le Val-d'Oise et le Var. Les résultats complets seront révélés le 3 décembre mais le ministre en tire déjà deux enseignements. « D’abord, il apparaît important et pertinent de mettre en place ce dépistage réactif pour limiter la fermeture de classes » mais ses modalités doivent être « adaptées parce que selon les départements, les capacités de réactivité des laboratoires ne sont pas les mêmes », a déclaré Jean-Michel Blanquer, jeudi 25 novembre lors d’une conférence de presse.

Deux autotests par semaine en sixième

Au collège, le ministre a également annoncé vendredi 26 novembre l’instauration de deux autotests par semaine pour les élèves de sixième à partir de ce lundi 29 novembre. « Les classes de sixième sont un cas particulier, car les enfants ont moins de 12 ans et ne sont pas vaccinés », a expliqué vendredi Jean-Michel Blanquer sur France Inter. « On va donner une boite de dix autotests valant pour cinq semaines aux élèves de 6e (...) L'éducation nationale fournira ces dix autotests qui sont à réaliser en famille », a-t-il précisé. Ces autotests ne seront toutefois pas « obligatoires ». Ils seront fournis aux élèves de 6e ainsi qu’à ceux des autres niveaux du collège qui en font la demande.

Protocole sanitaire maintenu au niveau 2

Ces évolutions n’entraînent pas de changement au niveau national du protocole sanitaire, qui reste maintenu au niveau 2.

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