Chaises hautes, sièges de table, trotteurs : la sécurité sur certains modèles fait défaut

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© kamsta

Chaque année, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) contrôle la sécurité des articles de puériculture destinés aux enfants de moins de 4 ans. Au cours de l’année 2019, l’autorité a contrôlé les chaises hautes, sièges de table, cale-bébés et trotteurs auprès de 261 professionnels, magasins physiques et sites internet confondus, et relevé un taux d’anomalie de 14 %.

Un manque d’informations destinées aux consommateurs

D’une manière générale, « les fabricants des produits contrôlés maîtrisent assez bien les exigences réglementaires et anticipent leurs évolutions », indique l’enquête. En revanche, les distributeurs méconnaissent souvent le décret relatif à « la prévention des risques résultant de l’usage des articles de puériculture » qui impose aux professionnels de respecter une norme ou d’effectuer un test sur un modèle par un organisme français ou européen.

Les enquêteurs ont également relevé des lacunes dans les informations destinées aux consommateurs. Au cours des contrôles, ils ont ainsi observé un certain nombre d’articles présentés à la vente sans emballage, déjà montés ou avec des emballages abimés, rendant inaccessibles les notices et avertissements. Dans d’autres cas, les notices n’étaient pas à jour. Plusieurs références d’articles ont fait l’objet de ré-étiquetages afin d’ajouter notamment les avertissements manquants.

12 références jugées dangereuses retirées du marché

41 produits ciblés ont, par ailleurs, été prélevés pour être analysés en laboratoire. « 44 % ont été déclarés non conformes, principalement des sièges de table ainsi que des chaises hautes, pour défaut ou absence de marquages (absence de l’adresse du fabricant ou de l’importateur par exemple) ou d’avertissements tels que l’interdiction de ne pas laisser l’enfant sans surveillance, ou la présence de mentions mal traduites », indique le rapport de l’enquête.

12 références ont dû être retirées du marché parce qu’elles présentaient un danger en raison d’un risque de chute ou de coincement. Des chaises hautes ont, par exemple, présenté des risques de blessures dues à une rupture au niveau de l’assise ou à un pliage intempestif. Un siège de table a présenté un risque de chute pour détachement et 6 trotteurs ont été considérés comme dangereux pour risque de chute en raison du basculement vers l’avant ou sur les côtés ou pour risque d’écrasement ou de compression de l’enfant. Lorsque cela était nécessaire, les produits ont fait l’objet de procédures de rappel auprès des consommateurs.

Des analyses concernant la présence réglementée de certains éléments chimiques (mercure, arsenic, cadmium, chrome, plomb…) ont également été réalisées sur les 41 articles de puériculture prélevés. Aucun dépassement de seuil réglementaire n’a été détecté.

Au total, plus de 4 360 produits ont été retirés du marché, dont 2 174 chaises hautes et 1 668 trotteurs. Les enquêteurs ont émis 33 avertissements pour des lacunes dans les informations destinées aux consommateurs, 8 injonctions pour contraindre les professionnels à remettre en conformité des produits et 1 procès-verbal pour défaut d’information sur les prix.

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