Cantines scolaires : les prix des repas pourraient augmenter à la rentrée

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Alors que les prix des denrées alimentaires ne cessent de grimper, certaines villes pourraient augmenter les tarifs des cantines scolaires à la rentrée prochaine.

En France, la restauration scolaire dans le primaire est à la charge des communes et gérées par la caisse des écoles. Environ un tiers des communes assurent elles-mêmes le service et les autres le délèguent à des sociétés de restauration privée comme Sodexo ou API restauration. Dans les collèges publics, la restauration est gérée par les départements et dans les lycées, par les régions.

Or, face à l’inflation, les fournisseurs des écoles pour les repas du midi ont demandé aux communes une hausse du prix de vente « de l’ordre de 5 à 10 % », a indiqué le 24 mai dernier sur FranceInfo Philippe Laurent, le vice-président de l’Association des maires de France (AMF), qui est aussi maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine). « Les fournisseurs nous ont écrit pour nous dire que les mesures d’indexation prévues dans les marchés n’étaient pas suffisantes et qu’il fallait mettre en œuvre la théorie de l’imprévision », qui permet de renégocier les termes en cas de situation économique imprévisible et nouvelle, a-t-il expliqué.

La moitié des communes pourrait augmenter les prix des repas

Des négociations sont actuellement en cours pour acter le montant des augmentations, qui pourraient être effectives dès septembre prochain. « La question est ensuite de savoir si on répercute cette augmentation sur les familles ou si c'est la commune, finalement, qui finance seule », a-t-il précisé. Si certaines villes comme Dunkerque, Limoges, Dijon ou Ajaccio ont fait le choix de maintenir les tarifs actuels, « à peu près la moitié des communes » devraient augmenter les prix des repas, selon Philippe Laurent. C’est par exemple le cas à L'Arbresle, une commune proche de Lyon, où les tarifs ont augmenté de 10 % en mars. La commune a pris en charge une petite partie de la hausse mais a répercuté le reste sur le prix payé par les familles, de 20 à 50 centimes par repas, rapporte France 2.

L’AMF demande un blocage des prix

Pour faire face à ces augmentations, l’AMF demande au gouvernement un blocage des prix pour les collectivités. Elle souhaite aussi engager, de manière plus large, « des discussions sur les conséquences de l'inflation sur les finances communales ». 

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