12,6 % des jouets contrôlés par la DGCCRF présentent des anomalies

Absence de marquage CE, risque d’étouffement, risque d’exposition à des substances dangereuses… 12,6 % des jouets contrôlés par la DGCCRF en 2019 présentent des anomalies de sécurité. 16 % des 760 jouets analysés en laboratoire se sont révélés dangereux.

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© yavdat

A une semaine de Noël, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a dévoilé les résultats des contrôles réalisés en 2019 pour vérifier la solidité et la conformité des jouets commercialisés en France.

Près de 10 200 actions de contrôles ont été menées dans 3 254 établissements sur l’ensemble du territoire : lieux de fabrication, sites d’importation, grande distribution, commerces de détail, marchés de Noël, boutiques de parcs d’attraction et sites de vente en ligne. Le taux d’anomalie relevé s’élève à 12,6 %, soit un taux proche de celui des années précédentes.

Certaines des anomalies relevées ne présentent pas de risque réel pour les enfants puisqu’il s’agit de manquements en matière d’informations de sécurité. Les plus fréquents sont l’absence du marquage obligatoire CE, l’utilisation abusive de l’avertissement de restriction d’âge 0/3 ans sur des jouets destinés à des enfants plus âgés ou encore la non-utilisation de la langue française pour les avertissements de sécurité, les modes d’emploi ou notices d’instruction.

16 % de jouets dangereux

Mais les contrôles ont aussi mis en évidence un certain nombre de dangers pour la sécurité des enfants. Sur 760 jouets analysés par le Service commun des laboratoires (Laboratoires de Lille et de Marseille), 16 % ont été déclarés non conformes et dangereux et ont fait l’objet de mesures de retrait/rappel.

La principale cause de dangerosité relevée reste la présence de petits éléments dans les jouets destinés aux moins de 3 ans qui peuvent être avalés et provoquer des risques d’étouffement.  Les enquêteurs ont également relevé :  

  • l’accessibilité aux piles-boutons dans des jouets électriques pouvant entraîner un risque d’ingestion et de brûlure,
  • l’intensité lumineuse des LED pouvant provoquer une lésion de la rétine,
  • l’inflammabilité des costumes de déguisement,
  • la présence de substances chimiques « nitrosamines » dans les ballons de baudruche,
  • la mauvaise qualité microbiologique des jouets à base d’eau,
  • le risque d’étranglement en raison de la longueur inadaptée de la corde d’un jouet
  • ou encore le risque de chutes sur des trottinettes instables.

117 000 jouets détruits et 86 000 remis en conformité

Les contrôles ont conduit à la remise en conformité de plus de 86 000 jouets (réétiquetage, rajout d’une notice d’emploi, d’utilisation ou de montage, changement d’emballage ou d’une pièce) et à la destruction de plus de 117 000 produits, dont 32 962 peintures aux doigts, 20 070 pâtes slime, 14 363 peluches, 9 700 déguisements, 3 217 palettes de maquillage et 1 400 poupées.

La Répression des fraudes met, par ailleurs, en garde contre les petits fabricants de jouets artisanaux, autoentrepreneurs, discounters et vendeurs ambulants qui méconnaissent encore trop souvent les exigences en matière de sécurité. Leurs jouets sont, de plus, moins facilement traçables (factures inexistantes, imprécises, illisibles ou incomplètes).

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