Excès de vitesse : les radars embarqués privés déployés dans trois nouvelles régions en 2020

Après la Normandie, les voitures-radar conduites par des chauffeurs privés vont arriver en Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir du mois de janvier 2020.

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner

2mn de lecture
60 voitures-radar conduites par des sociétés privées circuleront sur les routes de Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de 2020.
60 voitures-radar conduites par des sociétés privées circuleront sur les routes de Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de 2020.

Expérimentée depuis le 20 avril 2018 en Normandie, l’externalisation de la conduite des voitures-radar va être étendue à trois nouvelles régions à partir du mois de janvier 2020 : la Bretagne, le Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire.

Pourquoi privatiser la conduite des voitures-radar ?

Depuis 2013, des voitures-radars, conduites par deux policiers ou deux gendarmes, circulent sur le territoire métropolitain. En confiant la conduite de ces véhicules à des sociétés privées, l’Etat vise deux choses : libérer du temps aux forces de l’ordre afin qu’elles se consacrent à d’autres tâches comme l’interception des automobilistes au bord des routes (contrôle d’alcoolémie, de stupéfiants, etc.) et augmenter le temps d’usage des voitures-radar. Transférées au privé, elles sont destinées à effectuer des contrôles de vitesse 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, à raison de 6 à 8 heures quotidiennes, sur des parcours déterminés par l’Etat.

> A LIRE : Excès de vitesse : la privatisation des voitures-radar en 8 questions

Combien de voitures-radar privées circuleront dans les trois régions ?

Il est prévu de mettre en circulation 60 véhicules banalisés, à raison de 19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de de Loire. L’Etat va émettre un appel d’offres afin de confier à des prestataires privés la conduite de ces véhicules, qui resteront sa propriété. Une entreprise ne pourra remporter qu’un seul lot : chaque région sera ainsi opérée par une société différente. En Normandie, c’est la société privée Mobiom qui gère la conduite des voitures-radar, qui sont 26 depuis le mois de mai.

Comment sont rémunérées les sociétés privées ?

Elles ne sont pas rémunérées en fonction du nombre de flashs enregistrés mais uniquement en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Si le nombre de kilomètres fixé par l’Etat n’est pas atteint, la rémunération diminuera mais s’il est dépassé, elles devront payer une lourde amende.

L’expérimentation est-elle réussie en Normandie ?

Après un démarrage un peu lent – en février, le ministère de l’Intérieur avait reconnu que les voitures-radar privées avaient généré moins de 1 900 amendes en octobre 2018 alors qu’elles avaient parcouru près de 40 000 km – l’expérimentation se met en place. Selon la Délégation interministérielle, au cours du 1er trimestre 2019, les véhicules banalisés de la région normande ont effectué plus de 800 tournées. Cela correspond, pour ces trois mois, à environ 200 000 km de contrôle ayant généré près de 12 000 infractions.

« En Normandie, la part des infractions de plus de 20 km/h relevée par ces véhicules est 30 % supérieure à celle des radars fixes signalés par un panneau. C’est la preuve de leur efficacité pour lutter contre les grands excès de vitesse », souligne le ministère. L’objectif est de parvenir, à l’été, à 200 000 kilomètres de contrôle par mois.

- Sécurité routière : 400 radars nouvelle génération seront installés en 2019

- Contester un PV de radar automatique

- 15 astuces pour faire durer son plein d’essence

df
Sarah Corbeel
Publié le

Partager cet article :