Restriction d’eau : votre département est-il concerné ?

Interdiction de laver les voitures, d’arroser les jardins, les potagers ou les espaces verts à certaines heures… Des mesures de restriction de l’usage de l’eau ont été prises dans 73 départements.

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
3mn de lecture
Dans 24 départements, les préfets ont adopté des mesures de restriction pour économiser l’eau.
Dans 24 départements, les préfets ont adopté des mesures de restriction pour économiser l’eau.

Juillet 2020 devrait « être le mois de juillet le plus sec depuis 1959 », selon Météo France. « Du 1er au 28 juillet 2020, les précipitations en moyenne sur la France n'atteignent que 28 % des valeurs normales pour cette période », précise le site de Météo France. Ce manque de pluie touche plus particulièrement les régions du Sud-Ouest à la vallée de la Loire et au Nord-Est. Conséquence : les sols sont asséchés. Face à cette situation, des mesures de restriction d’eau, plus ou moins contraignantes, ont été prises par arrêté préfectoral dans 73 départements métropolitains (au-delà du niveau de vigilance), selon un décompte daté du 4 août.

La carte des zones concernées est consultable sur le site Propluvia, édité par le ministère de la Transition écologique. Il suffit de cliquer sur une zone géographique pour connaître les mesures de limitation ou d’interdiction d’usage de l’eau et la date de début et de fin de validité de l’arrêté préfectoral.

Quatre niveaux de restriction d’eau existent

- Les zones en gris sont en vigilance : information et incitation des particuliers et des professionnels à économiser l’eau.

- Les zones en jaune sont en alerte : réduction des prélèvements en eau à des fins agricoles inférieure à 50 % ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine, mesures d'interdiction d'activité nautique, interdictiond'arroser à certaines heures les jardins, les espaces verts, les golfs, de laver sa voiture...

- Les zones en orange sont en alerte renforcée : réduction des prélèvements en eau à des fins agricoles d’au moins 50 % ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine, limitation plus forte des prélèvements en eau pour l'arrosage des jardins, des espaces verts, des golfs, le lavage des voitures pouvant aller jusqu’à l’interdiction totale.

- Les zones en rouge sont en crise : arrêt des prélèvements non prioritaires, y compris à des fins agricoles. Seuls les prélèvements en relation avec la santé, la sécurité civile, l'eau potable ou encore la salubrité sont autorisés.

La carte des départements concernés au 4 août 2020

© Propluvia

28 départements sont en situation de crise (en rouge) : l’Allier, l’Aveyron, la Charente, la Charente-Maritime, le Cher, la Côte-d’Or, la Dordogne, l’Eure-et-Loir, la Gironde, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Vienne, l’Indre, l’Indre-et-Loire, la Loire-Atlantique, le Loir-et-Cher, le Loiret, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire, la Nièvre, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, la Saône-et-Loire, la Seine-et-Marne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et la Vendée.

19 sont en alerte renforcée (en orange) : l’Ardèche, les Bouches-du-Rhône, le Cantal, les Deux-Sèvres, l’Eure, l’Isère, la Loire, la Mayenne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, le Rhône, la Sarthe, le Val-de-Marne, le Val d’Oise, le Var, la Vienne, les Vosges, l’Yonne et les Yvelines.

26 sont en alerte (en jaune) : l’Ain, les Alpes-de-Haute-Provence, les Ardennes, l’Aube, l’Aude, le Bas-Rhin, la Corrèze, la Creuse, le Doubs, la Drôme, l’Essonne, le Gard, la Haute-Marne, les Hautes-Alpes, la Haute-Saône, la Haute-Savoie, le Haut-Rhin, le Jura, les Landes, la Marne, la Moselle, l’Oise, l’Orne, la Savoie, le Territoire de Belfort et le Vaucluse.

5 ont été placés en vigilance (en gris) : l’Aisne, la Haute-Loire, l’Hérault, la Lozère, le Pas-de-Calais.

A noter :

Lorsqu’un arrêté préfectoral est pris, il doit être affiché à la mairie de chaque commune concernée et être publié dans les journaux locaux.

Que risque-t-on à ne pas respecter les consignes ?

Le respect des arrêtés préfectoraux est veillé par une police de l’eau. Ses agents, venus de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) ou des directions départementales des territoires (DDT), sont placés sous l’autorité du préfet. Ils sont chargés de mener des contrôles et peuvent administrer des sanctions. Conformément à l’article R. 216-9 du Code de l’environnement, l’infraction est punie par une contravention de 5e classe : une amende de 1 500 € maximum, portée à 3 000 € en cas de récidive

df
Sarah Corbeel
Publié le

Partager cet article :