Publicités dans les boîtes aux lettres : un autocollant « Oui Pub » bientôt expérimenté

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© Panama7

Fini les boîtes aux lettres envahies de prospectus publicitaires. Face au gaspillage massif de papier, la loi Climat et résilience du 22 août 2021 prévoit l’expérimentation d’un autocollant "Oui Pub" dans quinze collectivités territoriales à partir du 1er septembre prochain. Les deux décrets d’application de la mesure ont été publiés mardi 3 mai au Journal officiel.

Pourquoi cette expérimentation ?

L’objectif de ce nouveau dispositif est d’interdire la distribution d’imprimés publicitaires non adressés, sauf lorsque l’autorisation de les recevoir est indiquée de manière visible par un autocollant "Oui Pub" sur la boîte aux lettres. C’est la logique inverse de l’actuelle étiquette "Stop pub", qui permet de refuser le dépôt de prospectus.

Si « le "Stop pub" a permis de réduire la quantité d’imprimés dans les boîtes aux lettres, le gaspillage de papier reste encore très important », explique le ministère de la Transition écologique. En 2019, ce sont plus de 894 000 tonnes d’imprimés publicitaires non sollicités qui étaient encore distribués, dont une part significative était jetée sans avoir été lue, selon une enquête de l’Ademe. Soit 30 kg/an de prospectus par foyer.

Notez que les échantillons de presse seront exclus de l’expérimentation.

Où sera testé l’autocollant « Oui Pub » ?

A partir du 1er septembre prochain et pour une durée de 31 mois, le dispositif sera expérimenté dans les 13 collectivités territoriales ou groupements de collectivités territoriales suivantes :

  • Grenoble Alpes Métropole ;
  • l’agglomération d’Agen ;
  • la Communauté de communes Vallée de l’Ubaye Serre-Ponçon ;
  • la métropole du Grand Nancy ;
  • la ville de Bordeaux ;
  • la ville de Sartrouville ;
  • Ramonville Saint-Agne ;
  • SICTOBA (syndicat intercommunal de collecte des ordures menagères de la Basse Ardèche) ;
  • SMICTOM (syndicat mixte intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères) du Pays de Fougères ;
  • SMICVAL (syndicat mixte intercommunal de collecte et de valorisation) du Libournais et de la Haute-Gironde ;
  • SYTRAD (syndicat de traitement des déchets Ardèche-Drôme) ;
  • SYVADEC (syndicat de valorisation des déchets de la Corse) ;
  • UNIVALOM (syndicat mixte pour la valorisation des déchets).

Puis, à partir du 1er février 2023, deux autres collectivités rejoindront l’expérimentation :

  • Troyes Champagne Métropole
  • et la Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral.

En tout, 2,5 millions d’habitants seront concernés.

© Ministère de la Transition écologique

Comment se procurer des autocollants « Oui pub » ?

« D’ici quelques semaines, il sera possible de s’en procurer en s’adressant à l’accueil des mairies des collectivités participantes », indique le site Stoppub.fr. Il est également possible d’en commander directement sur le site de l’organisme. Le tarif s’élève à 1,50 euros pour un autocollant, 3,50 euros pour trois, 5 euros pour cinq ou encore 6,50 euros pour 10, auquel il faut ajouter 1,50 € de frais de port. Ils sont envoyés par courrier sous 8 jours ouvrés et sont garantis 10 ans (pluie et UV).

© Organisme Stop pub

Chaque collectivité pourra développer son propre visuel mais l’organisme Stop pub a retenu un visuel unique pour ne pas le confondre avec les étiquettes Stop pub.

L’autocollant « Oui pub » sera-t-il généralisé ?

Un comité d’évaluation, placé sous l’égide du ministère de la Transition écologique, sera chargé de réaliser un rapport « afin d'évaluer l'impact de l'expérimentation sur la production et le traitement des déchets papier, ses conséquences sur l'emploi, sur les secteurs d'activités concernés, sur les comportements des consommateurs, mais aussi sur les éventuelles difficultés de généralisation d'une telle mesure », précise le ministère de la Transition écologique.

Ce rapport sera présenté par le gouvernement au Parlement six mois avant la fin de l’expérimentation, en vue d’une éventuelle généralisation.

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