Pollution : et si c’était pire après le confinement  ?

« La pollution atmosphérique au-dessus de la France » recule fortement. Mais cette tendance risque d’être passagère.

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Les émissions de certains polluants ont fortement baissé.
Les émissions de certains polluants ont fortement baissé. © Семен Саливанчук

C’est une répercussion indirecte du coronavirus et du confinement imposé dans plusieurs dizaines de pays (recensés par TV5Monde) : en raison de la chute du trafic routier et aérien et de l’arrêt forcé de nombreuses usines, les émissions de certains polluants ont nettement reculé. « Des satellites européens observent la chute de la pollution atmosphérique au-dessus de la France, de l’Italie et de l’Espagne », rapportait le 30 mars le Centre national d’études spatiales (Cnes).

La tendance ne concerne pas les particules fines : différentes régions de France ont connu un pic de pollution le week-end dernier, lié aux activités agricoles et au chauffage au bois, indique Le Monde.

Reste que la qualité de l’air s’est améliorée. « Sans omettre les drames entraînés par la pandémie, sans cynisme ni misanthropie bien sûr, nous pouvons nous réjouir d’y voir ce qu’aucun mouvement écologiste, aucune Greta n’avait encore réussi à imposer : un coup de frein rapide et sans concession des pollutions », dit le naturaliste Marc Giraud, dans Charlie Hebdo du 1er avril.

Remontée probable

Mais une remontée des émissions polluantes est probable à l’avenir. Les dirigeants des grandes entreprises, dont l’activité a un fort impact environnemental, vont tenter de rattraper les conséquences négatives de la crise sanitaire sur leurs résultats.

Une série de réunions internationales qui devaient se tenir en 2020 sur le thème de l’environnement vont être reportées, souligne Le Monde.

La récession est susceptible d’inciter les Etats à mener une relance de l’activité en utilisant les moyens classiques du soutien aux entreprises et à la consommation. Le tout au détriment de l’environnement, un thème jugé secondaire par rapport à la croissance. 

Les militants écologistes espèrent que sous la pression des populations qui subissent l’angoisse de la pandémie et du confinement, les responsables politiques abandonnent un modèle économique jugé néfaste.

Ils voient dans la crise sanitaire une confirmation de leurs thèses, notamment concernant les dangers de la destruction de l’habitat naturel des espèces. Un marché vendant des animaux sauvages en Chine, dans la ville de Huanan, est soupçonné d’être à l’origine de la transmission du Covid-19 à l’humain.

Dans la conclusion à son discours du 16 mars, annonçant la mise en place du confinement le lendemain, Emmanuel Macron, a laissé entrevoir une inflexion politique : « Quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour aux jours d’avant […], nous aurons appris, et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences. » Des propos sibyllins, mais dont le président de la République sera comptable après la crise sanitaire.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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