Les épandages de pesticides par drone sont désormais autorisés

Le gouvernement d’Edouard Philippe permet aux agriculteurs de recourir aux « faux bourdons » pour pulvériser des produits phytopharmaceutiques sur leurs terrains.
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L’usage des drones dans l’agricultures marque une forte augmentation.
L’usage des drones dans l’agricultures est en forte augmentation. © belyjmishka

Les agriculteurs peuvent employer des drones pour pulvériser des pesticides sur leurs champs. Le gouvernement d’Edouard Philippe a détaillé les règles d’une expérimentation qui doit s’achever au plus tard le 30 octobre 2021, dans un arrêté du 26 août paru seulement mardi 8 octobre au Journal officiel.

Seules sont concernées « les parcelles [...] présentant une pente supérieure ou égale à 30 % » et relevant de l’agriculture biologique ou d’une exploitation certifiée de haute valeur environnementale.

Le test vise à connaître « les bénéfices liés à l’utilisation d’aéronefs télépilotés », susceptible de limiter « les risques d’accidents du travail ».

« Plus de 150 mètres d’un rassemblement de personnes »

Les opérations de traitement doivent être menées« conformément à la réglementation relative à l’aviation civile et aux aéronefs », précise l’arrêté. Les drones sont ainsi impérativement employés « à plus de 150 mètres d’un rassemblement de personnes ».

Le gouvernement a pris le texte en application de la loi du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire (article 82).

Le recours aux « faux bourdons » dans l’agriculture marque une forte augmentation, selon L’Usine digitale. Ces appareils « peuvent servir à l’inspection rapide et précise des parcelles », à « l’évaluation instantanée des dégâts climatiques » ou aux traitements des cultures par pesticides, explique le site d’informations.

La publication de l’arrêté intervient alors que l’exécutif souhaite fixer par décret un seuil minimal de distance entre les épandages et les habitations. Le gouvernement a annoncé le 7 septembre vouloir imposer ce plancher entre 5 et 10 mètres. Des niveaux que les organisations de défense de l’environnement jugent trop faibles.

  • Pour consulter l’arrêté, cliquez ici.
df
Timour Aggiouri
Publié le