Environnement : l’indice de réparabilité bientôt étendu à de nouveaux produits

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© bedya

Depuis le 1er janvier 2021, les lave-linge à chargement frontal, les ordinateurs portables, les téléviseurs, les smartphones et les tondeuses à gazon (batterie ou filaire, robot) doivent arborer, en magasin et sur Internet, un indice de réparabilité. Cette note sur 10 permet d’informer les consommateurs sur le caractère plus ou moins réparable de ces produits.

Une série d’arrêtés publiés le 4 mai dernier au Journal officiel étend cet indice à six nouvelles catégories, à compter du 4 novembre prochain :

  • les lave-linge à chargement par le dessus,
  • les lave-vaisselle,
  • les nettoyeurs à haute pression,
  • les aspirateurs filaires, sans fil et robots.

Une note basée sur cinq critères

Comme pour les autres produits, l’indice de réparabilité sera déterminé à partir de cinq critères :

  • la disponibilité de la documentation technique ;
  • la facilité de démontage de l’appareil et les outils nécessaires pour y parvenir ;
  • la durée de disponibilité des pièces détachées ;
  • le prix des pièces par rapport au prix du produit neuf ;
  • et un critère spécifique à chaque catégorie de produit. Pour les lave-linge à chargement par le dessus, les lave-vaisselle et les aspirateurs robots, il s’agit de l’accès à un compteur d’usage, de l’assistance à distance sans frais et de la possibilité d’opérer une réinitialisation logicielle du produit. Pour les aspirateurs filaires et les nettoyeurs à haute pression, les arrêtés retiennent uniquement la mise à disposition d’une assistance à distance gratuite.

Un indice facile à décrypter…

Les cinq notes obtenues sont ensuite additionnées puis divisées par dix pour aboutir à une note synthétique sur 10. Plus la note est élevée, plus l’appareil est censé être réparable. Pour faciliter la lecture de l’indice, la notation est associée à une couleur, allant du rouge pour les produits non réparables au vert foncé pour ceux facilement réparables. « Le détail de la notation doit être mis à la disposition du consommateur par le vendeur au moment de l’acte d’achat et, s’il n’est pas le même, par le fabricant sur demande, pour chaque modèle concerné », précise le ministère de la Transition écologique sur son site internet.

© Ministère de la Transition écologique

…mais imparfait !

Avec ce nouveau repère, le gouvernement espère inciter les consommateurs à se tourner vers des produits réparables afin d’allonger leur durée de vie. L’indice de réparabilité est, toutefois, imparfait. En effet, un fabricant peut facilement augmenter la note de son produit en jouant sur des sous-critères (la clarté de la notice, par exemple) sans rendre son produit réellement plus réparable (outils spécifiques pour le démontage, composants inamovibles, etc.), explique l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.

D’ici 2024, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de février 2020 prévoit que cet indice devienne un indice de durabilité, notamment par l’ajout de nouveaux critères comme la robustesse ou la fiabilité des produits.

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