Environnement : 6 gestes pour s’habiller éco-responsable

Choix des matières, achat de vêtements de seconde main… Voici 6 astuces pour acheter moins et mieux afin de constituer une garde-robe écologique.

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3mn de lecture
© Tero Vesalainen

A l’occasion de la Fashion Week qui débute ce lundi à Paris, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) revient sur l’impact environnemental de la mode à travers la publication d’un livret « Le Revers de mon look »*.

En seulement 15 ans, la consommation occidentale de vêtements a doublé. Chaque année, se vendent plus de 100 milliards de vêtements et accessoires à travers le monde. Une mode jetable qui a de lourdes conséquences pour la planète. Toutes étapes confondues, l’industrie textile émet 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit plus que le trafic aérien et maritime mondial réunis. Mais les consommateurs peuvent agir en changeant leurs habitudes pour faire évoluer les pratiques de l’industrie textile.

Modifier son comportement d’achat

Pour passer à un dressing éco-responsable, il faut avant toute chose éviter les achats impulsifs et se poser la question : en ai-je vraiment besoin ? Vais-je porter cette robe plusieurs fois et la garder ?

Choisir des matières biologiques

Acheter moins mais mieux, c’est également bien choisir les tissus. Evitez le coton conventionnel (non bio), dont la culture nécessite beaucoup d’eau, de soleil et de pesticides, ainsi que les fibres synthétiques tel que le polyester qui sont fabriquées à partir du pétrole. Et privilégiez plutôt le coton biologique et les fibres dont la culture est moins gourmande en eau et en pesticides comme le lin ou le chanvre.

Pour vous aider à choisir, fiez-vous aux labels environnementaux comme l’Ecolabel européen, Ecocert, BioRe, Demeter ou GOTS (Global organic textile standard). Par exemple, l’écolabel européen garantit 95 % de coton bio pour les vêtements des enfants de moins de 3 ans. L’Ademe déconseille en revanche le label Better Cotton Initiative. Moins exigeant que les autres, il ne garantit pas que les vêtements soient en coton biologique.

Opter pour des vêtements non teints

Pour être teints, les fibres et tissus subissent des traitements chimiques polluants. Ils sont d’abord blanchis au chlore avant de recevoir leur coloris définitif. Or, les teintures contiennent des métaux lourds. Il est ainsi conseillé de choisir des vêtements non teints : il existe, en effet, des variétés de coton naturellement coloré (ocre, vert pâle, écru, brun, etc.). Ou encore de privilégier les fibres et tissus teints à partir de végétaux.

Préférer les jeans bruts non délavés

Un des procédés permettant de délaver le jean est de pulvériser à haute pression du sable sur le tissu ou encore de le frotter avec des pierres. Or, ces techniques consomment une grande quantité d’eau et sont néfastes pour la santé des ouvriers. L’Ademe conseille donc de choisir un jean brut, non délavé et non vieilli ou encore de se renseigner sur les procédés de fabrication. Aujourd’hui, d’autres techniques sont pratiquées comme le délavage à l’ozone, à la lumière ou par des lasers. Les usines européennes sont obligées de retraiter l’eau et d’utiliser des produits chimiques moins nocifs pour les travailleurs et l’environnement. L’Ecolabel européen interdit le recours au sablage manuel ou mécanique pour obtenir un aspect usé.

Pensez aux vêtements de seconde main

Plutôt que d’acheter du neuf, allez dans les friperies et vide-greniers. Aujourd’hui, il est même possible de s’abonner à des offres de location de vêtements et de chaussures. De même, prenez soin de votre dressing et pensez à le recycler. Rendez-vous sur lafibredutri.fr pour trouver les points de collecte les plus proches de chez vous.

Acheter local

Un autre moyen de réduire l’empreinte carbone de vos vêtements est de vous tourner vers le made in France. Plusieurs labels existent comme France Terre Textile ou Origine France Garantie. Vous encouragez ainsi l’économie locale et évitez la pollution liée au transport des vêtements fabriqués à l’autre bout du monde.

* Le livret « Le revers de mon look » de l’Ademe.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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