Des propositions pour lutter contre l’obsolescence logicielle

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© artisteer - iStock

Lorsqu’il devient impossible d’installer des mises à jour sur son smartphone, sa tablette ou son ordinateur car elles sont trop lourdes, on en rachète un, tout simplement. C’est contre cette obsolescence logicielle que le gouvernement entend lutter. En effet, les enquêtes auprès des consommateurs et des acteurs du reconditionnement montrent que le fait que certaines applications ou logiciels ne fonctionnent plus sur son smartphone serait le principal motif de rachat d'un nouveau smartphone dans près de 20 % des cas. Or ce renouvellement trop rapide est l’une des raisons pour lesquelles la fabrication des appareils numériques concentre plus de 75 % des impacts environnementaux du secteur… Dans le cadre de la loi du 10 février 2020 contre le gaspillage, le Gouvernement a remis un rapport au Parlement dans lequel il formule plusieurs propositions pour lutter contre l’obsolescence logicielle et allonger la durée de vie des appareils.

Les mises à jour nécessaires gratuites pendant 5 ans pour un smartphone

La première recommandation est de permettre au consommateur de dissocier les mises à jour nécessaires et celles non nécessaires en rendant l’information le plus transparente possible et en limitant la taille des mises à jour indispensables. L’objectif est d’éviter les cas où la mise à jour logicielle est trop lourde pour que l’équipement le supporte. Le rapport préconise également d’imposer aux fabricants de fournir ces mises à jour nécessaires gratuitement, et de les rendre disponibles pendant une période correspondant à la durée d’usage attendue : par exemple, 5 ans pour un smartphone. Cette mesure serait plus bénéfique que l’extension de la durée de garantie légale de conformité un temps envisagée.

Faciliter la réparation des appareils

Autre mesure phare du rapport : imposer aux fabricants que l’on puisse plus aisément réparer les appareils. Par exemple, en rendant possible le changement de batterie des smartphones – une opération minutieuse jusqu’alors réservée à des spécialistes, lorsqu’elle n’est pas tout bonnement impossible. Mais également en mettant à disposition les logiciels et leurs mises à jour dès la fin de commercialisation d’un appareil pour qu’on puisse, en cas de dysfonctionnement, les réinstaller pendant toute la durée d’usage attendue. Enfin, le rapport préconise d’étudier les possibilités d’interdire les pratiques logicielles qui bloquent le fonctionnement d’un appareil et le rendent irréparable.

Une meilleure information des consommateurs

Enfin, le rapport recommande de mieux informer le consommateur, notamment sur la pérennité des logiciels d’un bien dans le futur indice de réparabilité européen. Par exemple, cela pourrait passer par la création d’un compteur d’usage pour les équipements électroniques qui, à la façon du compteur kilométrique des voitures, permettrait à l’acheteur d’un appareil d'occasion de connaître le degré d'utilisation du bien.

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