Chauffage et climatisation des lieux ouverts au public, ce qui va changer

Lundi 27 juillet, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé sa volonté d'interdire le chauffage extérieur sur les terrasses mais aussi d'obliger à fermer les portes pour tous les établissements chauffés ou climatisés accueillant du public. On fait le point sur ces deux mesures. 

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
Le chauffage extérieur des terrasses de bars et restaurants sera bientôt interdit. © Rike_

Interdiction du chauffage sur l'espace public

Il faudra bientôt dire adieu au verre de vin ou au café pris en terrasse chauffée l'hiver. À l'issue du Conseil de défense écologique, présidé lundi 27 juillet par Emmanuel Macron, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a clairement affiché l'intention du gouvernement d’interdire aux bars et aux restaurants de chauffer leurs terrasses à la fin de l’hiver prochain. 

Avec cette mesure, la ministre entend ainsi lutter contre ce qu'elle considère « une aberration écologique ». Elle s'appliquera non seulement aux bars et restaurants mais aussi à tout ce qui relève de l'espace public. « On ne peut pas climatiser la rue en plein été lorsqu’il fait 30 degrés et on ne peut pas non plus chauffer à plein régime des terrasses en plein hiver pour le simple plaisir de boire son café en terrasse en ayant chaud », a-t-elle déclaré.

Cette décision devrait être prochainement discutée avec les restaurateurs et leurs représentants et devrait entrer en vigueur après l'hiver prochain.

Obligation de fermer les portes des bâtiments climatisés

Autre mesure phare et concrète et allant de pair avec la première, celle « d'obliger à fermer les portes pour tous les bâtiments chauffés ou climatisés ouverts au public ». La ministre estime que cette pratique engendre des « surconsommations totalement injustifiées d'énergie »

Un délai de mise en oeuvre rallongé

Si ces premières mesures, inspirées des propositions formulées par la Convention citoyenne pour le climat, sont annoncées dès maintenant, elles ne seront pas appliquées avant le printemps 2021, a précisé la ministre. Le délai est en effet rallongé à cause de la crise provoquée par le Covid-19.

Il doit notamment permettre de prendre en compte les multiples difficultés rencontrées par les restaurateurs et les bars qui ont été contraints de fermer plusieurs mois pendant le confinement et qui n’ont pas pu ouvrir immédiatement quand les règles ont été assouplies.

 

df
Claire Plisson
Publié le

Partager cet article :