Changement climatique : à quoi s’attendre dans votre région ?

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© RED_SPY - iStock

C’est un coup de massue… que tout le monde attendait. Ce lundi 9 août, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le premier volet de son sixième rapport d’évaluation du changement climatique et de ses conséquences à moyen et long terme.

Dans celui-ci, les experts internationaux ne cachent pas leur pessimisme, évoquant notamment une hausse « sans précédent » des évènements météo extrêmes – canicules, tempêtes, inondations… - partout sur la planète. Des événements gravissimes pour l’humanité « en termes d’ampleur et de fréquence », précise le rapport.

Mais concrètement, qu’est-ce que cela signifie pour les Français ? Comment serons-nous directement impactés par les conséquences du changement climatique ? Nos confrères du Parisien ont interrogé le climatologue français Robert Vautard, membre du GIEC. Cette interview nous éclaire sur les dérèglements attendus aux quatre coins de l’Hexagone.

Personne ne sera épargné

On l’aura compris, la situation est gravissime selon les experts du GIEC qui évoquent des conséquences du réchauffement climatique d’ores et déjà visibles. Et l’été en aura été un bon exemple avec le dôme de chaleur au Canada, les inondationsdévastatrices en Allemagne et en Belgique ou encore la canicule historique vécue en Grèce.

Un atlas mis en ligne par le GIEC permet de constater d’un coup d’œil les évolutions de température à prévoir sur le globe. Une donnée saute aux yeux : les régions polaires seront les plus concernées. Avec en ligne de mire la fonte des glaces, et donc la montée générale des eaux.

© IPCC

En Europe aussi, les effets du changement climatique seront visibles toute l’année. Passage en revue des différents périls qui nous guettent.

En bord de mer

Selon Robert Vautard, cité par Le Parisien, la façade Atlantique sera principalement concernée par la montée du niveau de la mer ainsi que par l’érosion accélérée des côtes. Une situation qui met en danger des milliers d’habitations. Des phénomènes de vagues de chaleur marines seront également plus récurrentes, mettant en péril les ressources marines et donc toutes les activités humaines qui y sont liées.

En montagne

L’image est frappante, la célèbre Mer de Glace asséchée dans les Alpes. Toujours selon le climatologue, la fonte des glaciers continuera de plus belle dans les massifs français qui seront également sujet à des déficits d’enneigement naturel dans les décennies à venir.  

Dans le sud du pays

Des massifs de Corse à la Riviera en passant par le Languedoc et toute une partie du Midi : les régions situées au sud de la Loire, soumises à un climat plus méditerranéen, seront particulièrement impactées par les conséquences du changement climatique, selon les réponses de Robert Vautard au Parisien.

Les vagues de chaleur, telles qu’observées en cet été 2021 en Grèce, à Chypre ou même en Turquie, seront plus récurrentes, entraînant des sécheresses et des risques d’incendies accrus.

Dans les îles

La France métropolitaine ne sera, bien sûr, pas la seule concernées. Dans les Antilles ou dans le Pacifique, les départements et régions d’Outre-mer feront également les frais du réchauffement climatique. Les experts citant notamment une augmentation de l’intensité des cyclones qui balayeront ces îles, toute une partie de l’année.

Des conséquences visibles… dans le portefeuille

Les premiers dégâts du réchauffement climatiques sont déjà visibles dans l’Hexagone. Les phénomènes de tempêtes ultra-violentes entraînant des pluies diluviennes et des crues se font de manière plus récurrente. Tout comme les épisodes de sécheresse entraînant des dégâts durables sur les cultures et les bâtiments.

Le Parisien encore consacrait, la semaine dernière, un dossier aux sociétés d’assurance, contraintes d’adapter leurs tarifs aux périls de demain.

Dans les 1980, le coût des sinistres de ce type représentaient 1 milliard d’euros par an pour les compagnies d’assurance. Ces cinq dernières années, c’était à chaque fois plus de 4 milliards d’euros. Un chiffre qui devrait doubler dans les vingt prochaines années selon Franck Le Vallois, le directeur général de la Fédération française de l’assurance (FFA).

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) estime d’ailleurs que les primes d’assurance habitation augmenteront dans les trente prochaines années de 113 % à 200 %, en fonction des départements.

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