C'est quoi, l’hydrogène vert ?

Aujourd’hui, 95 % de l’hydrogène est produit à partir des énergies fossiles. La France veut miser sur l’hydrogène "vert" pour décarboner l’industrie et les transports et diminuer les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

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© Fokusiert

« Faire de la France de demain le champion de l’hydrogène décarboné ». C’est ainsi que la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, et son homologue de l’Economie, Bruno Le Maire, ont présenté l’ambition du gouvernement en dévoilant la « Stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné en France » mardi 8 septembre. 7,2 milliards d’euros, dont 2 milliards issus du plan de relance de l’économie, seront investis d’ici 2030 pour développer une filière hydrogène plus propre.

L’hydrogène, qu’est-ce que c’est ?

Ce gaz inodore et incolore est abondement présent sur Terre mais rarement à l’état pur : on le trouve dans l’eau, le gaz ou encore le pétrole. Il faut donc de l’énergie pour le produire. Aujourd’hui, 95 % de l’hydrogène est produit à partir d’énergies fossiles (charbon, gaz naturel, pétrole…) via des procédés fortement émetteurs de gaz à effet de serre. On parle d’hydrogène "gris". Mais il peut également être obtenu par électrolyse de l’eau en utilisant de l’électricité renouvelable ou nucléaire. L’hydrogène est alors dit "décarboné" car ni sa production ni son utilisation n’émettent de CO2.

A quoi sert l’hydrogène ?

On peut l’utiliser pour produire de l’électricité, comme matière première dans des procédés industriels ou pour stocker de l’énergie. Renfermant quatre fois plus d’énergie que le charbon et trois fois plus que le pétrole, il est considéré par certains comme le carburant du futur.

Pourquoi miser sur l’hydrogène décarboné ?

La consommation française d’hydrogène, utilisé notamment dans l’industrie pétrolière (raffinage) et chimique (production d’engrais et d’ammoniac), est évaluée à 900 000 tonnes par an, engendrant l’émission d’environ 9 millions de tonnes de CO2 chaque année. Le recours à l’hydrogène vert permettra de diminuer les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et d’améliorer la qualité de l’air. Il présente, en effet, l’avantage de ne rejeter que de l’eau, ce qui permet d’éliminer les émissions de particules, de soufre, d’oxyde d’azote.

Les 7,2 milliards d’euros seront ainsi investis selon trois priorités :

  • décarboner l’industrie pour contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 et faire émerger une filière française de l’électrolyse
  • développer les mobilités lourdes à l’hydrogène vert (bus, poids lourds, trains ou avions) 
  • soutenir la recherche-développement et la formation.

Quelles sont les limites du marché de l’hydrogène vert ?

La production d’hydrogène vert par électrolyse de l’eau est coûteuse et n’est pas compétitive face à celle d’hydrogène gris. D’où la volonté du gouvernement de passer rapidement à l’échelle industrielle pour faire baisser les coûts de production. Autre inconvénient : c’est un gaz inflammable et explosif au contact de l’oxygène, même s’il ne faut pas exagérer sa dangerosité.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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