Carburant : pourquoi les prix à la pompe ne vont pas chuter

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Les prix à la pompe baissent.
© Zsolnai Gergely

Les rares conducteurs l’ont remarqué : les prix à la pompe diminuent. C’est la conséquence directe de la dégringolade des cours de pétrole. Lundi 21 avril, le cours de pétrole West Texas intermediate (WTI), considéré comme l’une des références mondiales du marché de cette matière première, a même plongé en dessous de zéro, avant de redevenir positif. 

Mais pour les investisseurs, l’or noir ne s’est pas transformé définitivement en plomb. « L’effondrement des cours est lié avant tout à la crise sanitaire dû au coronavirus : la demande de pétrole a baissé de 30 % », explique à Dossier Familial l’économiste Philippe Chalmin, fondateur de la société Cyclope, spécialisée dans l’analyse des marchés des matières premières. Les déplacements sont moins nombreux, les entreprises ont cessé ou ralenti leur activité. Les producteurs ne peuvent écouler tout leur pétrole.

« Avant la crise sanitaire, les cours du baril se baladaient entre 50 et 70 $, désormais ils sont plutôt entre 15 et 25 $ », précise Philippe Chalmin.

Une moindre chute sur les prix des carburants à la pompe

D’après les données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire, les prix de tous les carburants routiers ont en moyenne reculé durant la semaine du 17 avril par rapport à la semaine précédente, notamment à hauteur de :

  • 1,2132 € par litre de gazole (– 0,91 centime) ;
  • 1,3362 € par litre d’essence super sans plomb 98 (– 0,97 centime) ;
  • 1,2621 € par litre de super sans plomb 95 (– 1,19 centime).

Le prix des carburants à la pompe a diminué d'environ 6 centimes sur un mois et 30 centimes sur un an. 

Le poids des taxes

Les montants vont encore diminuer dans les prochaines semaines, anticipe Philippe Chalmin. Mais n’espérez pas voir le litre de carburant passer « en dessous de 1 € », selon ce spécialiste.

« Les prix à la pompe reposent sur différents coûts, le raffinage, le transport et les marges de distribution, certes très faibles dans les stations de la grande distribution », rappelle notre interlocuteur. Comme le souligne Philippe Chalmin, les taxes, fixes et variables, sont la principale composante des prix à la pompe.

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